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mercredi 16 avril 2014

Pauline Marois aurait déclaré: «C'est moi la première vraie belle-mère du PQ!»

Prenant publiquement la parole pour la première fois depuis le soir de la cuisante défaite électorale de son parti, l'ex-première ministre du Québec et chef démissionnaire du Parti Québécois, Pauline Marois, s'est adressée aux médias lors d'un point de presse tenu en après-midi.

D'un ton digne, elle aurait d'abord, selon nos sources, dressé un long bilan des réalisations de son gouvernement: «Pour un gouvernement qui pensait supposément juste à faire un référendum, je nous trouve pas pire pantoute! In your face, mon Philippe!» Elle aurait en outre prononcé quelques mots pour féliciter son successeur Philippe Couillard d'avoir accédé au poste de premier ministre, l'objet de sa victoire – «his abject victory», aurait-elle répété pour le bénéfice des représentants des médias anglophones présents et identifiables au sein du groupe par le sourire chronique qu'ils affichent depuis le soir du 7 avril.

Puis, Pauline Marois aurait levé le menton bien haut avant de déclarer d'un ton solennel:
«Je suis fière et reconnaissante d'avoir été la première femme à être élue au poste de première ministre du Québec. À compter d'aujourd'hui, je me ferai un devoir d'être à la hauteur de mon nouveau rôle. Parizeau, Bouchard et Landry n'ont qu'à bien se tenir: c'est moi la première véritable belle-mère du PQ!»

Par ailleurs, alors que madame Marois était toujours au micro pour répondre aux questions des journalistes, les députés Bernard Drainville, Jean-François Lisée et Pierre-Karl Péladeau auraient été vus à l'extérieur de la salle, faisant le pied de grue (d'autres sources parlent de jambettes) derrière une porte de service dans l'attente fébrile de venir tour à tour galvaniser les troupes péquistes en déroute.

Parallèlement, selon la rumeur, celle qui porte désormais aussi le titre honorifique de «Premier agneau de Charlevoix sacrifié selon les rites électoraux erratiques des Québécois» aurait émis à l'écart des micros ce commentaire à la volée au sortir de la salle:
«Y vont voir que 70 gigots libéraux élus, quand c'est pas frais, c'est pas long que ça finit par puer, même quand ça a été au préalable cuit pendant neuf ans dans une poêle en teflon où rien ne colle.» 



mardi 15 avril 2014

La ligne de parti s'est dite soulagée de perdre un associé

Le député sortant de Johnson a fait part de ses réactions suite aux résultats de l'élection du 7 avril dernier. Voici le lien pour consulter le texte intégral publié dans le journal L'Express: «J’informe la région que je me libère aujourd’hui de la ligne de parti.»

De notre côté, après que le Centre-du-Québec ait informé Yves-François Blanchet qu'il le libérait la semaine dernière, nous aurions bien voulu traiter de la réaction officielle de ce dernier dans nos pages. Malheureusement, notre cynismomètre a explosé en cours de lecture de son texte (nous en étions au paragraphe commençant par «Bien que je ne verse pas dans les attaques personnelles...»), paralysant du coup complètement notre salle de rédaction.

Parallèlement, selon la rumeur, la souveraineté du Québec serait sur le point de faire publier une lettre dans laquelle elle révèlerait en avoir profondément marre de servir de bouc émissaire pour expliquer la défaite des députés d'un parti qui pourtant ne parle en d'autres circonstances jamais d'elle.

mardi 8 avril 2014

Lendemain d'élections: la bonne humeur inscrite au programme du PLQ

Peu après l'annonce de l'éclatante victoire électorale du PLQ, nous avons appris que l'entourage de Philippe Couillard était mort de rire tout sourire. Réunis à Saint-Félicien, quelque 200 sympathisants auraient même été invités, pour symboliser qu'on n'avait pas ri de même au Québec depuis des décennies, à accueillir leur nouvel idole sur la musique de Symphorien.

L'un des organisateurs libéraux présents au rassemblement du parti dans la métropole aurait par ailleurs confié à notre source, sur un ton exagérément de bonne humeur:
«Ce qui vient de se passer est incroyable; on vient de vivre un moment historique, même si tout le monde l'aura oublié demain! Après tout, faut pas vivre dans le passé: y en a ben que je connais qui, depuis 18 mois, ont déjà tout dépensé les épargnes qu'ils avaient mises de côté durant la période de prospérité sans précédent qu'on avait connue de 2003 à 2012. Là, on va pouvoir se refaire un peu!»

Puis, l'homme s'est montré particulièrement volubile, signalant que ça faisait du bien de pouvoir enfin se délier la langue au sujet des secrets du succès grâce à la confortable majorité parlementaire acquise. «Vous rendez vous compte, après tout ce qui s'est passé, plus de 41% des électeurs nous ont accordé leur pfffpfffpfff... leur pfffpfffpfff... leur CONFIANCE!», a-t-il péniblement ajouté avant de pouffer de rire et d'aller rejoindre champagne à la main le futur ministre Jean-Marc Fournier, soudainement heureux de réapparaître devant les caméras.

Parallèlement, selon la rumeur, le gouvernement nouvellement élu serait sur le point de suggérer, loin de toute ingérence formelle, que les témoignages à venir à la commission Charbonneau soient agrémentés de rires en canne.

lundi 7 avril 2014

Les firmes de sondage réclament un vote fiable des électeurs

À l'heure où les premiers électeurs québécois se présentaient aux urnes ce matin pour exercer leur devoir de citoyens, nous avons appris que le regroupement des maisons de sondage aurait présenté une demande d'injonction à la cour afin que soit invalidée l'élection d'aujourd'hui dans l'éventualité où les résultats divergeraient sensiblement de ceux obtenus dans leurs plus récentes enquêtes.

Plus précisément, le préambule de la requête explique: «Dans un contexte où nous investissons temps et argent sans compter pour réaliser des enquêtes non probabilistes fiables qui n'ont certes pas la prétention d'être scientifiques (qui s'en soucie?) mais assurent qu'un sujet aussi ennuyant que la démocratie fait encore jaser, nous demandons respectueusement à la cour de rétablir notre crédibilité en invalidant les résultats du scrutin si ceux-ci ne sont pas fiables et fidèles aux projections.»

Par ailleurs, le représentant de l'une des firmes de sondage a accepté, sous le couvert de l'anonymat, de nous livrer le fond de sa pensée:
«Écoutez, le monde veut des chiffres, faque on leur en donne. Nous autres, on a travaillé comme des malades durant toute la campagne pour que les politiciens puissent rivaliser avec la course aux séries des Canadiens dans l'attention du public. Pis là, v'là que des électeurs qui votent avant même d'être complètement réveillés et choisissent en chantant Ma-p'tite-vache-a-mal-aux-pattes dans l'isoloir pourraient décider de faire mentir nos résultats.»

Notre source a conclu, l'air sombre et dépité: «Si c'est rendu que c'est l'improvisation populaire, plutôt que notre travail sérieux, qui va déterminer qui va gouverner le Québec et comment, je ne sais pas où on s'en va!»

Parallèlement, selon la rumeur, les responsables des sondages internes au PLQ se pinceraient, tout juste après avoir stoppé in extremis la publication d'un communiqué qui informait notamment: «Même en éliminant tous les répondants qui nous ont raccroché au nez à la mention du mot "libéral" et en concentrant nos appels sur nos listes de sympathisants, nous n'arrivons pas à des résultats aussi positifs que les sondeurs nationaux.»

vendredi 4 avril 2014

Un gouvernement du PLQ abolirait les élections

DERNIÈRE HEURE - Constatant l'impact positif de sa déclaration d'hier sur son intention d'offrir «aux Québécois un congé d'élection pendant quatre ans», Philippe Couillard a précisé ses intentions sur ce thème lors de son point de presse matinal.

Voulant éviter les mauvaises interprétations, le chef libéral a dissipé tous les doutes sur ses intentions, disant être à l'écoute de la volonté de la population d'aller encore plus loin: «Dès notre arrivée au pouvoir, je déposerai un projet de loi qui abolira une fois pour toutes la tenue d'élections au Québec.»

                                                 Photo: AFP

Puis, reprenant l'argumentaire de la veille, le Líder Mínimo du PLQ a répété vouloir apporter de gros changements dans la gestion des affaires de l'état sans avoir à être enquiquiné par l'opposition et que, pour y arriver, «ça prend une ambiance de stabilité gouvernementale».

Parallèlement, selon la rumeur, le premier ministre Stephen Harper annoncerait sous peu qu'un projet de loi en ce sens est déjà rédigé à Ottawa et serait soumis prochainement à un vote libre à la Chambre des communes, une pratique inscrite tacitement dans la culture de son parti.

Disney Junior à la rescousse d'un électeur indécis

Au moment où l'échéance électorale du 7 avril approche à grands pas, notre reporter sur le terrain a appris qu'un homme de Drummondville craint de ne pas être en mesure de faire un choix éclairé, étant donné qu'il n'a plus accès aux sources d'information traditionnellement diffusées via son téléviseur. Concrètement, l'infortuné Drummondvillois affirme être totalement impuissant devant l'instrumentalisation qu'ont fait ses enfants des outils démocratiques, eux qui votent systématiquement à majorité pour que la famille en entier regarde Disney Junior à la télé.

Désespéré de ne pas avoir accès aux savantes analyses de commentateurs chevronnés tels que Liza Frulla - dont la réputation de grande objectivité fait consensus - l'homme s'est rendu à l'évidence qu'il devait se rabattre sur le réseau télévisé préféré de ses enfants pour éclairer sa lanterne électorale.

Dans un premier temps, son cœur d'indépendantiste déçu a été grandement touché par le visionnement d'un épisode de Jake et les pirates du Pays Imaginaire. Pour tenter de réparer les erreurs commises auparavant par Le Frisé et faire oublier l'enthousiasme débordant du Capitaine, qui avait fait si peur en brandissant bien haut son crochet pour marquer son souhait de faire un pays, la petite Izzy a réussi à mettre les deux mains sur le volant de Bucky le bateau volant et a promis que, dès que les vents seraient favorables, elle aurait recours à son petit sac de poussière de fée - qu'une autre fillette en culottes courtes debout à sa gauche ne cessait de vouloir lui dérober - pour amener tout le monde en direction du Pays Imaginaire.

Toutefois, l'homme est redevenu indécis aussitôt le thème musical du dessin animé suivant commencé:

Docteur La Peluche va te soigner (si tu n'es vraiment pas pressé)
Si tu es un jouet (rouge), elle va t’aider
N’aie pas peur, ça va aller (mais pas vite)
Les jouets sont sa spécialité (surtout les marionnettes et les pantins)
 
On va très bien s’occuper de toi (durant ton long coma)
Le docteur La Peluche est là pour ça (et aussi pour créer 250 000 emplois)
Si ça pique surtout pas de panique (Tomassi n'est plus là donc tu n'es plus allergique) 
Elle soigne tous les bobos dans sa clinique (privée où ta carte de crédit fait tchic-tchic)
 
Dans cet épisode précis, Docteur La Peluche a gentiment aidé trois de ses amis médecins à convaincre les toutous de rester immobiles, sans regarder derrière eux sous aucun prétexte, en leur disant:
 «N'ayez pas peur! Avec nous, il ne va rien se passer...»

Pendant ce temps, les enfants de l'homme se sont mis à se chicaner au sujet de l'avenir - l'un disait OUI et l'autre NON. Plus spécifiquement, l'un a affirmé préférer voir Mickey vivre de nouvelles aventures tandis que l'autre a fait valoir que c'est bien mieux de revoir les mêmes épisodes encore et encore, étant donné qu'on sait à quoi on a affaire et qu'il n'y a pas de mauvaise surprise dans ce temps-là.

Toujours est-il qu'à trop vouloir avoir raison en essayant de faire le plus peur possible à l'autre, les deux bambins de l'électeur en ont complètement oublié qu'ils avaient la possibilité de changer de poste pour regarder Toc Toc Toc et son grincheux maître de (ri)poste et chef de gare monsieur CAQpoutte.

Aux dernières nouvelles, l'électeur aurait estimé avoir de solides arguments en main pour choisir de faire un X sur sa participation à la vie démocratique. Toutefois, des sources fiables révèlent que l'homme irait voter en trois p'tites étapes (entrer-voter-sortir) pour mettre en pratique les conseils de l'agent spécial OSO.

Parallèlement, selon la rumeur, Disney Junior aurait annoncé que le personnage de la vilaine fée Dérale sévirait encore dans la prochaine saison de Harry et ses dinosaures.


mercredi 2 avril 2014

EXCLUSIF - Sol Zanetti aurait un frère de mauvaise humeur en Ukraine

Ne reculant devant rien pour vous informer, notre bureau d'enquête a mis la main sur des preuves troublantes qui démontreraient que le chef d'Option nationale Sol Zanetti serait le frère cadet du premier ministre ukrainien Arseniy Yatseniuk.

Concrètement, après analyse de clichés des deux hommes, notre spécialiste de l'identité est formel à l'effet qu'il est probable à 100% qu'il soit possible que le lien de parenté soit une option envisageable.



Par ailleurs, de plus amples recherches nous ont appris que le véritable nom du chef d'Option nationale était Sol Ittenaz et qu'il était issu d'une grande famille ukrainienne au sang suffisamment noble pour succéder à un chef de parti charismatique ayant quitté ses fonctions pour retourner au monde de la finance, profession devenue une option nationalement acceptable depuis l'avènement de la perestroïka.

En guise d'ultime preuve de ce qu'il avance, le Centricois a mis la main sur l'intégral d'une lettre que Sol Zanetti aurait tout récemment fait parvenir à son ainé et dont nous reproduisons ici le texte intégral:



Mon cher frère,
Il y a déjà bien longtemps que j'ai quitté la mère patrie et je dois te confier me sentir vraiment chez moi ici au Québec. Tu sais, ce que je vais te dire va sans doute te choquer, mais les Québécois sont de grands fans de Poutine. Ils en parlent toujours, ils l'imaginent s'adapter à toutes les sauces; pour certains, c'est même une fierté nationale! Ouf, frérot, ça te ferait capoter de voir ça!
L'autre jour, j'ai même entendu Denis Gagné dire à L'épicerie, en conclusion d'un reportage où il faisait goûter à l'aveugle des sauces brunes du commerce, qu'il appuyait le rattachement de la Crimée à la Russie. En fait, il n'a pas dit ça dans ces mots-là, il a plutôt analysé: «Bien sûr, il est important de savoir que les amateurs de Poutine doivent s'attendre avec le temps à des poussées expansionnistes qui déplairont à leurs voisins de plus petite taille qu'eux. Mais, qu'à cela ne tienne, il faut savoir faire fi du regard réprobateur des autres et se faire plaisir de temps à autre.»
J'en profite ici pour te faire remarquer à quel point les Québécois sont férus de politique internationale, au point où ils abordent le sujet même au beau milieu d'une émission consacrée à l'alimentation. Des citoyens du monde, que j'te dis! 
Quand même, tout n'est pas parfait non plus ici. Il m'est déjà arrivé qu'un gars - un collègue enseignant en philosophie comme moi - veuille quasiment me casser la gueule juste parce que je lui faisais part du fait que mon pays me manquait un peu. En prenant un café il y a de cela quelques années, je confiais à ce collègue à quel point il n'y avait rien de plus beau au monde que de voir Kiev en hiver, que ça me rendait fier chaque fois de revoir cette perle irremplaçable, ce pilier de notre offensive pour déjouer les vilains gardiens du passé qui rêvent de nous ramener à l'ère soviétique. C'est alors que mon collègue s'était dressé devant moi, le poing dans les airs, et m'avait dit en gueulant:
«T'es un beau clown, toé! Tout le monde est écoeuré de le voir, ça fait 19 matchs de suite qu'il n'a pas scoré, pis toé, tu viens me dire avec le sourire dans la face que - blablabla - c'est une perle irremplaçable. Si tu veux rire de moé, on va régler ça tu'suite!»
Bon, ça n'avait quand même pas trop mal fini: le gars s'était excusé par la suite en me disant qu'il avait compris Kovalev plutôt que Kiev. Ça te montre à quel point ils sont passionnés, les gens d'ici. Par contre, rassure-toi, ils ne se taperaient jamais sur la gueule simplement pour un OUI ou pour un NON.
D'ailleurs, en tirant du positif de leur expérience, au lieu de vous battre à la maison au sujet du référendum en Crimée, je me permets de te mentionner que vous auriez dû faire comme les Québécois et juste ne plus vouloir en parler du référendum. Je te le dis: ça aurait réglé le problème tout seul!
En terminant, mon frère, je t'ai vu souvent aux nouvelles durant la récente crise ukrainienne et c'est pas possible comme t'as l'air bête. C'est sûr que tes lunettes carrées renforcent ton image d'aristocrate coincé, mais de grâce, un petit sourire de temps en temps ne te ferait pas de tort. C'est bien simple, t'as la tête d'un gars qui gère une crise politique alors que c'est moi qui suis pogné avec une élection où mes scores ne lèvent pas comme je le voudrais.
Prends soin de toi et, si ton horaire te le permet, pars quelques jours en vacance à Sotchi et imprègne-toi de savoureuse cuisine d'inspiration québécoise: on dit ici que la ville olympique est un véritable joyau de Poutine!
Ton frère,
Sol 




*  *  *  *  *  *  *


Prochainement, nous poursuivrons notre série «Ces chefs de parti qui ne nous disent pas tout», alors que notre prochain dossier PORTERa sur Philippe Couillard, une série de 28 articles à ne pas manquer qui lèvera notamment le voile sur l'identité de la sœur saoudienne qu'aurait le chef du PLQ.





mardi 1 avril 2014

QUÉBEC 2014 - Une heure moins tard que dans les Maritimes: ce qu'on dit les chefs

DERNIÈRE HEURE - Philippe Couillard aurait mentionné en point de presse que pour les Québécois en quête du mirage de la liberté, RÉFÉRENDUM est synonyme d'AQUARIUM.

Mise au courant de ce nouveau 'one-(high)liner' du chef libéral, Pauline Marois aurait répliqué:
«Je trouve que monsieur Couillard est de plus en plus pitoyable dans son rôle de dauphin de Jean Charest!»
Quant au chef de la Coalition avenir Québec François Legault, fidèle à son engagement de ne plus parler que d'économie, il est demeuré muet comme une carpe.

Enfin, Françoise David aurait aujourd'hui nagé dans ses propres eaux, abordant le sujet de l'exploitation pétrolière à Anticosti en ces termes:
«Jamais un député solidaire ne s'assoira à côté d'un gouvernement qui ne fera pas en sorte que l'exploitation de nos ressources naturelles entraine des retombées du même ordre que celles de la pêche miraculeuse au lac de Tibériade pour le peuple du Québec. Jamais.»


Pauline Marois annonce l'annulation du scrutin du 7 avril

Aussitôt arrivée devant la meute de journalistes qui l'attendaient pour son point de presse matinal, Pauline Marois aurait coupé court à l'interrogatoire attendu au sujet des allégations de financement illégal impliquant son mari Claude Blanchet. Contre toute attente, c'est une chef péquiste rayonnante et détendue - certains avancent même qu'elle réprimait alors un fou rire - qui se serait écriée aux représentants de la presse:
«Time out, les boys!... POISSON D'AVRIL! Y'en n'aura pas d'élection le 7 avril! On vous a bien eus, hein?»
Visiblement indisposé par cet aveu de la première ministre, un des représentants des médias anglophones aurait demandé d'un ton cynique:
«Plutôt que d'être une bonne blague, votre volteface d'aujourd'hui n'est-elle pas plutôt motivée par votre difficulté à ramener votre projet de charte de la laïcité - qui est objectivement parlant raciste et xénophobe - au cœur des débats de la campagne?»
D'un ton badin, madame Marois aurait simplement envoyé:
«Here, let's say, the many souverainiste fish always gigotent and barbotent in my party, you know, so when we talk about the Charte de la laïcité during the campagne, the people do not be afraid about un référendum. As we say in the dicton gaspésien: if you succeed in détourner l'attention of the tuna, it will be pas mal plus facile de l'embarquer in the chaloupe 
Parallèlement, selon la rumeur, Jean-Marc Fournier, dont l'absence dans la campagne libérale a été maintes fois soulevée, aurait réagi à la nouvelle en ces termes:
«Ben voyons, pensez-vous vraiment que je l'savais pas que c'était une joke, cette campagne-là? Non mais, vous auriez dû allumer qu'il y avait anguille sous roche quand vous avez remarqué que je ne courais pas devant vos Kodak pour me montrer la binette.
Inquiétez-vous pas: quand ça va être une vraie campagne, je vais être là en permanence comme une sangsue accrochée au dos d'un requin!», a-t-il ajouté avant de se racler la gorge et de prendre une gorgée d'eau.
Esquivant habilement une dernière question au sujet de la reprise prochaine des travaux de la commission Charbonneau, le député de Saint-Laurent aurait conclu son point de presse en s'indignant que ce poisson d'avril était une farce lamentable et indigne d'une première ministre, indiquant d'un ton solennel que son parti à lui ne se limiterait jamais à une seule journée par année pour rire du monde.

 

lundi 31 mars 2014

Le chef de la CAQ s'en prend à Dollarama

Visiblement indisposé par la question d'une journaliste au sujet de sa position à l'égard du projet de charte de la laïcité du Parti Québécois, François Legault aurait répondu d'un ton sec:
« Je ne jouerai pas le jeu de Mme Marois de parler de la charte. J'ai dit ce que j'avais à dire sur la charte. C'est terminé, je vais parler d'économie. »
Reprenant le contrôle de son message, le chef de la CAQ se serait lancé dans une longue envolée pour remettre l'économie du Québec sur ses rails, indiquant notamment au passage son indignation devant le fait que les magasins Dollarama trompaient la population en vendant impunément depuis quelques années des produits à deux - voire à trois dollars! - alors que la chaine opère toujours sous un nom accordé au singulier.

De plus, il aurait ajouté: «Tout ça s'est passé en catimini sous nos yeux, un signe évident de la complicité des gouvernements libéral et péquiste qui se sont succédé depuis trop longtemps. Je vous le dis: les Québécois sont en colère!»

Puis, le chef caquiste a sommé l'Office québécois de la langue française d'enquêter sur cette irrégularité, sans quoi l'OQLF allait y goûter autant que les commissions scolaires au lendemain de l'élection d'un gouvernement de son parti.

Parallèlement, selon la rumeur, le chef libéral Philippe Couillard aurait au même moment tonné cette déclaration:
« Je ne jouerai pas le jeu de Mme Marois de parler de référendum. J'ai dit ce que j'avais à dire sur le référendum. C'est clair, les Québécois n'en veulent pas de référendum. Et en plus, c'est tellement laid ce mot-là: RÉ-FÉ-REN-DUM! C'est terminé, je vais parler d'économie. »

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DERNIÈRE HEURE - Un bref communiqué émanant du PLQ informerait les médias que monsieur Couillard ne prendra plus la parole d'ici à l'élection du 7 avril étant donné que tout a déjà été dit à la population au sujet du programme détaillé du Parti libéral et de ses bienfaits pour le Québec. Le communiqué rappelle en outre la garantie libérale qu'aucun RÉFÉRENDUM ne sera tenu au cours du prochain mandat.

dimanche 30 mars 2014

Paradis fiscal au Delaware: Amir Khadir réclame un compte

Dans un point de presse longuement préparé tenu hier devant un carton, c'est un Amir Khadir outré qui a tempêté au sujet des avoirs que posséderaient Quebecor dans l'État du Delaware. Flanqué des deux porte-paroles de Québec Solidaire, le bouillant député de Mercier a laissé entendre «qu'il serait tout à fait incompréhensible pour la majorité des Québécois, qui aujourd'hui sont en train de remplir leurs impôts», qu'une multinationale québécoise possède des comptes bancaires à l'étranger.

Appelé à commenter ces allégations, le principal intéressé a fait preuve de transparence en expliquant: «Écoutez, c'est pas qu'on ne veut pas encourager le secteur bancaire canadien - qui vit à l'heure actuelle une grave crise de rentabilité et qui aurait bien besoin de notre coup de pouce - mais c'était rendu hallucinant le montant minimum qu'on nous exigeait de maintenir dans le compte pour éviter d'avoir à payer les frais de transaction au guichet automatique.»

C'est aux côtés du gouverneur du Delaware, reconnaissant que la controverse ait provoqué dans les médias partout dans le monde un intérêt inédit pour son État, que le magnat du monde médiatique québécois a conclu: «La business, c'est la business

Parallèlement, selon la rumeur, le milliardaire Conrad Black aurait confié en entrevue à Sun News qu'il avait profité de son séjour en prison aux États-Unis pour affermir sa position de pourfendeur de l'économie illégitime en transférant tous ses avoirs dans un compte courant à la Caisse populaire de la Vallée des Pays-d'en-Haut.

vendredi 28 mars 2014

Au lendemain du débat, le printemps annonce qu'il quitte le Québec

Au lendemain du second débat télévisé entre les quatre chefs des principaux partis, le printemps a annoncé par un grand coup d'éclat avoir pris la décision de rejoindre le camp des abstentionnistes cette année. Ainsi, afin d'être certain qu'on le prenne au sérieux, celui qui est d'un naturel pourtant doux a pété les plombs en annonçant dès ce matin à l'ensemble de la population québécoise, image à l'appui, qu'il avait cette année pris la décision de voter blanc.

Questionné par les journalistes sur ce qui a motivé son geste, celui qui est célèbre depuis longtemps pour rendre tant de gens heureux de se chauffer la couenne s'est indigné:
«C'est pourtant bien simple: je propose aux gens un projet rafraichissant et en prime, je leur offre la garantie que leur vie sera plus confortable. Chaque fois, ils ont toujours l'air tout émoustillé par mon programme, mais c'est toujours la même affaire: quand c'est le temps d'aller voter, &@#%$! que les Québécois sont frileux.
Là, ça va faire, chu pus capable. Je sacre mon camp, ciao bye!»

Toutefois, nous avons appris de source fiable que le départ du printemps pour d'autres cieux serait motivé par des considérations beaucoup moins nobles que celles exposées dans la version officielle. Il s'agirait plutôt d'une réaction impulsive à une déclaration faite par Françoise David au cours du débat d'hier.

Lors d'un échange avec François Legault qui la sommait de dire aux Québécois où elle comptait couper dans les dépenses pour être en mesure de financer ses belles promesses, la porte-parole de Québec solidaire aurait surpris par l'audace de sa réponse en affirmant qu'un gouvernement dirigé par son parti garantirait la gratuité du printemps pour tous.

C'est cette déclaration qui aurait convaincu le principal intéressé qu'il n'y avait pas d'argent à faire ici pour lui et que la sagesse lui commandait de transférer ce qui lui restait d'avoirs dans une île dont les règles fiscales lui permettraient de voir davantage fleurir ses économies.

Bien que son départ ait soulevé l'ire et le désespoir chez l'immense majorité des citoyens affairés à pelleter ce matin, un homme, qui avait bien connu les épisodes d'instabilité et de mauvaise humeur de la décevante saison lors des évènements du printemps érable de 2012, a émis ce commentaire glacial:
«Il avait beau faire son frais et marteler sans cesse que l'herbe aurait été plus verte si on avait voté pour lui, ça demeure une évidence que son projet politique n'était pas encore mûr!»

jeudi 27 mars 2014

La laïcité du paradis fiscal de Philippe Couillard remise en question par le PQ

Coup de théâtre dans la campagne électorale québécoise.

Alors qu'il était pressé de questions au sujet de ses revenus en Arabie Saoudite transférés dans un paradis fiscal, le chef du Parti libéral du Québec Philippe Couillard a vivement défendu son choix en expliquant que l'éducation religieuse qu'il a reçue dans sa jeunesse lui avait toujours enseigné à mettre en œuvre toutes les actions possibles pour se rapprocher du paradis.

Il n'en fallait pas plus pour que le ton de la conférence de presse change et que le chef du PLQ affirme outré que l'incompréhension des journalistes était un signe précurseur des effets néfastes qu'apporterait une Charte de la laïcité sur le Québec dans l'éventualité de l'élection du Parti Québécois.

Sur Twitter, l'affaire a déchainé les passions chez les supporters du Parti Québécois, eux qui sont pourtant reconnus pour être si modérés, objectifs et respectueux d'autrui. L'un d'eux a même écrit, dans un élan de conviction partisane:
Philippe (apôtre) #PLQ + François (pape) #CAQ, des noms qui annoncent le retour des soutanes au Qc. Vive le dogmatisme mais laïque! #Qc2014

Parallèlement, selon la rumeur, le think tank de la campagne libérale songerait à fournir à son cheuf de nouvelles munitions en reprenant à son avantage d'ici le 7 avril un slogan inspiré d'une époque lointaine où la transparence et les débats d'idées caractérisaient les mœurs politiques au Québec:
Le PQ, c'est l'enfer; le PLQ c'est le paradis!

En guise de complément d'information, il convient de rapporter qu'à l'heure où le point de presse de monsieur Couillard n'était pas encore terminé, une jeune femme de la région s'apprêtait à faire parvenir sa déclaration de revenus 2013 à Revenu Québec. Résistant à l'attrait de déposer LÉGALEMENT le p'tit change de ses pourboires dans un compte offshore à l'île de Jersey, la femme - grassement rémunérée de son salaire de serveuse - aurait affirmé d'un ton fier: «Il faut bien que je fasse ma part comme tout le monde pour le financement de notre projet de société. Si moi je ne le fais pas, comment pourrais-je après ça exiger des politiciens pour qui je vote de faire preuve du même sens de la collectivité?»

mardi 25 mars 2014

Sondage: Le PLQ en chute libre dans les intentions de vote

Au moment où les troupes de Philippe Couillard voguait avec confiance vers l'obtention d'une majorité parlementaire à l'élection du 7 avril, un nouveau sondage exclusif révèle que les appuis au Parti libéral du Québec sont maintenant en chute libre dans les intentions de vote des Québécois.

L'enquête révèle sans équivoque que c'est la perspective d'entendre chaque jour le mot référendum durant le prochain mandat qui cause l'effondrement des appuis au PLQ.

Réagissant à la situation, des sources proches du parti auraient révélé qu'il est impératif de revoir la stratégie de campagne et de clarifier la position constitutionnelle du parti. Ainsi, au cours des deux prochaines semaines, Philippe Couillard martèlera vouloir tenir un référendum dès son arrivée au pouvoir pour régler la question une fois pour toutes et demandera aux Québécois de répondre à la question claire: Voulez-vous un référendum?

Par ailleurs, après que Jean Charest se soit défilé devant les questions des journalistes alors qu'il prononçait une allocution à Montréal plus tôt cette semaine, l'un de nos infiltrés affirme en outre, sous le couvert de l'anonymat, qu'un nouvel acteur d'impact fera sous peu son entrée dans la campagne pour donner un nouveau souffle à la campagne du PLQ: «Ce qui importe, c'est de pouvoir compter sur des personnalités crédibles et populaires au Québec; c'est indéniable à ce moment-ci - et nos sondages internes le confirment - que le vrai capitaine pour défendre le fédéralisme, c'est Stephen Harper. Les Québécois sont émotifs et le succès électoral est une affaire de charisme; c'est pourquoi nous y allons aussi fort!»

Appelé à confirmer l'information, Sam Hamad aurait émis un bref commentaire à l'effet que les engagements de son parti sont aussi solides que les paralumes du tunnel Ville-Marie, avant de s'esquiver en prétextant devoir se rendre au plus vite au Colisée pour acheter ses billets pour les Nordiques afin d'empêcher la séparation du Québec.

Parallèlement, selon nos sources, PKP serait en danger dans Saint-Jérôme, le candidat péquiste étant aux prises avec une vague de haine depuis qu'un internaute aurait écrit sur son fil Twitter:

J'M la recette original de PKP pour se graissé les doigt mais c mauvais pour ma santé + mon budget! #poulet


L'information selon laquelle l'internaute aurait été embauché comme rédacteur de discours par le PLQ à titre de spécialiste des questions de santé et d'économie reste à confirmer.

vendredi 21 mars 2014

Sondage exclusif: 100% des chômeurs se disent en chômage

Alors que le chômeur québécois a maintes fois été le Muguette Paillé de la soirée d'hier dans la bouche des politiciens, un sondage réalisé au lendemain du débat télévisé entre les quatre chefs des principaux partis révèle que 100% des chômeurs n'en ont rien à cirer des statistiques sur l'emploi exposées par chacun des protagonistes. L'enquête révèle aussi qu'aucun Québécois sans emploi ne regarde les statistiques en se disant: "Wow! Le taux de chômage a baissé: ma situation s'améliore!"

Le sondage, réalisé auprès d'un homme de la région de Drummondville, ne comporte aucune marge d'erreur et présente un niveau de confiance de 20 fois sur 20.

Par ailleurs, en parallèle à ce sondage, l'Institut de la statistique du Québec y va d'une constatation troublante et inattendue en ce qui a trait aux chiffres de l'emploi. Ainsi, l'ISQ révèle que, pris individuellement, chaque personne sans emploi au Québec présente un inquiétant taux de chômage de 100%.

Appelé à commenter les résultats du sondage, l'homme de la rue a réagi en ces termes: "Je ne peux pas croire qu'au nombre de Tim Hortons qu'il y a à Drummond, il n'y ait pas d'la job pour tout le monde!"

Parallèlement, selon nos sources, avant d'être assassiné en pleine rue hier soir, un électeur aurait confié en ces termes à son entourage être satisfait de la baisse du taux de criminalité évoquée fièrement tant par le gouvernement que par les partis d'opposition: "Moi, des belles statistiques comme celles-là, ça me rend donc heureux!"