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mardi 17 avril 2012

Tacos El Pata: allez-y et vous voudrez y retourner!




Dernièrement, j'ai publié un long préambule – êtes-vous vraiment surpris? – pour finir par vous entretenir au sujet d'Agustín, cet as du service à la clientèle du restaurant-bar El Regio à Querétaro et j'ai commis dans ce texte une erreur de fait. Une broutille sans conséquence, certes, mais une erreur de fait quand même. Et, comme le répétait si bien le slogan du service de l'information de TV Azteca, diffusé ad nauseam sur les ondes du réseau public à l'époque de mon premier séjour au Mexique :

A la hora de la verdad ¡lo que vale son los hechos!
(À l'heure de la vérité, ce qui compte, ce sont les faits!)


Donc, crédibilité oblige, je me dois de confesser ici cet égarement, ce manque de rigueur, voire cet amateurisme dans le colportage de faussetés, et de rectifier les faits illico :

ERRATUM - Dans le texte qui portait sur le Roi du service (http://lecentricois.blogspot.ca/2012/04/el-rey-del-servicio.html), l'auteur a écrit :
« En cette soirée à Querétaro, nous n'avions pas de plan précis. En fait, nous sortions à peine de chez Tortas Willy's où nous venions d'engloutir de copieux sandwichs et n'avions donc pas faim du tout (…) »

Or, le soir de notre arrivée à Querétaro, soit avant d'aller au Regio pour la première fois, ce n'est pas de chez Tortas Willy's que nous sortions après y avoir fait bombance. Ce n'est dans les faits que plus tard durant notre séjour que nous avons fait et refait l'essai des sandwichs de cette bonne adresse pour manger sur le pouce – une institution locale – assis au comptoir exigu sur des tabourets inconfortables, le dos au trottoir et la face postée directement devant la petite plaque de cuisson sur laquelle grillaient charcuteries, légumes et pains pour nous faire saliver.

Oui, indignez-vous, car là se trouvait l'erreur destinée à vous tromper sans vergogne, fidèles lecteurs!



Après que le taxi nous ait conduits du terminus jusqu'au centre-ville en ce début de soirée qui terminait une longue journée de transit entre Drummondville et Querétaro, une fois le gîte trouvé, c'est plutôt vers le fameux Tacos El Pata que nous avons dirigé nos pas…


… ce qui me fournit un prétexte pour vous en parler!




Donc, depuis notre modeste hôtel - la Posada Acueducto - où nous venions d'échouer, nous sommes partis à pied en direction du Tacos El Pata de l'avenue Constituyentes. Une quinzaine de minutes de marche, parfaite pour nous détendre du stress de la longue journée de voyage, nous délier les muscles et nous mettre en appétit.

Fait à noter, bien que située sur l'une des grandes artères est-ouest de la ville, la succursale Constituyentes de Tacos El Pata est relativement discrète : pas d'enseigne tape-à-l'oeil, un éclairage extérieur très sommaire et un bâtiment effacé. Rien de surprenant ici, dans la mesure où, à Querétaro (j'oserais dire au Mexique en général), contrairement à chez nous et en excluant les bannières multinationales, rares sont les commerces qui se transforment en soucoupes volantes fluorescentes une fois la nuit tombée.

De toute façon, dans le cas de Tacos El Pata, il y aurait pu n'y avoir que quelques chandelles pour éclairer l'endroit que nous y serions débarqués quand même, car ce restaurant est dans la catégorie des établissements à vous faire dire, lorsque vous y allez pour la première fois : «J'y suis venu, j'y reviendrai! » Et, le fait que j'y sois justement déjà allé à quelques reprises dans le passé justifiait que j'y retourne de nouveau dès que je reposerais le pied à Querétaro.

Service courtois et rapide, propreté et salubrité manifestes, prix franchement abordables, grande fraîcheur des aliments : tout y est! Même les tortillas sont faites et cuites au fur et à mesure par une dame qui s'y consacre à temps plein derrière une vitrine. Et que dire de la saveur! Le menu est varié, à savoir que les tacos et ses dérivés (gringas, tortas, etc.) s'y déclinent à travers un vaste choix de viandes et de garnitures.


Personnellement, la variété offerte me laissait froid, étant donné que je salivais déjà depuis des semaines à la pensée que je pourrais enfin m'y goinfrer de tacos al pastor, la spécialité. Le pastor, c'est de la viande de porc marinée cuite sur broche et généralement tranchée sur commande devant vous pour le plaisir de vos yeux. Servie avec de la coriandre et des oignons, dans de petites tortillas bien chaudes que vous garnissez vous-mêmes en y ajoutant à votre bon coeur une des salsas offertes... C'est tout simplement délicieux!




Mais bon, à quoi bon vous faire baver d'envie puisque de tels petits tacos divins sont introuvables sous nos cieux! Voyez-vous, Tacos El Pata se développe maintenant à travers un réseau de franchises. Ainsi, j'ai pu apprendre via le site Web du Pata que Querétaro compte maintenant 3 succursales et que d'autres sont ouvertes dans les villes d'Aguascalientes et de León, en plus d'une mention Prochainement à Guadalajara.



Mais, nulle part on ne mentionne l'ouverture prochaine de la succursale de Tacos El Pata... à Drummondville!



Qu'est-ce qu'on attend?




Deux Centricois chez Tacos El Pata à Querétaro








samedi 14 avril 2012

El Rey del Servicio

Au centre de Querétaro, bordant le Jardín de la Corregidora, tout au fond de cette place située au coin de l'avenue Corregidora et de l'Andador 16 de Septiembre, se trouve le restaurant-bar El Regio.

Si vous passez par là, c'est en quelque sorte le coeur de la ville, juste de l'autre côté de la rue à partir du Jardín Zenea, le zócalo de Querétaro – pour la petite histoire (la légende plutôt) sur laquelle je ne m'attarderai pas ici – du nom de cet ex-gouverneur de la ville dont le membre viril aurait été, un soir où il était particulièrement chaud lapin, tranché vif d'un coup de poignard au terme d'une vengeance féminine longuement planifiée (Pour plus de détails à propos de la légende de La Carambada : http://historiasdelcamino.blogspot.ca/2007/12/la-carambada.html; http://holaqueretaro.com/la-carambada/; http://www.sabersinfin.com/artlos-mainmenu-89/724-ibenito-jurez-murienvenenado.html).

Donc, de l'autre côté de la rue à partir du Jardin (de l'infortuné) Zenea, dès que vous empruntez la ruelle piétonnière, de nombreux hôtes vous accostent avec insistance - selon nos standards nord-américains - et mettent le paquet, menu à la main, pour vous inviter à faire un arrêt pour casser la croûte dans leur établissement respectif.

En cette soirée à Querétaro, nous n'avions pas de plan précis. En fait, nous sortions à peine de chez Tortas Willy's où nous venions d'engloutir de copieux sandwichs et n'avions donc pas faim du tout, de telle sorte que c'était peine perdue de la part de ces hôtes motivés d'essayer de nous convaincre de nous installer à l'une de leurs tables pour y manger quoi que ce soit.

Refusant donc toutes les invitations des restaurateurs, nous avons fini par bifurquer vers un banc du parc de la Corregidora, entre la fontaine et une terrasse de restaurant où s'animait une chanteuse - talentueuse mais sans éclat - qui, assise derrière un synthétiseur branché à un ordinateur, poussait la note pour le plaisir de quelques clients parsemés et peu attentifs ainsi que de deux badauds québécois assis dans le parc d'en face.

De notre banc, nous avons décidé qu'il serait plus intéressant de nous attabler à cet établissement - El Regio - pour prendre un verre et continuer à profiter de cette soirée, fraîche certes, mais à des années-lumière du climat qui sévissait en même temps au Québec en ce début février.

Dès que nous nous sommes levés et tournés en direction de l'établissement, la chanteuse, entre deux vers d'une chanson d'amour quelconque, a interrompu la mélodie pour nous lancer un vif et accueillant : «Pasénle Caballeros, adelante... »

Charmant accueil personnalisé mais superflu dans la mesure où nous avions déjà décidé d'aller nous y attabler. Alerté par la venue des clients potentiels que nous étions, le petit homme trapu dont la bouille sympathique faisait un peu penser à un Danny DeVito mexicain et qui se tenait debout du côté de l'andador ne perdit pas une seconde pour se diriger à notre rencontre et nous accompagner jusqu'à notre table, où nous avons ce soir-là opté simplement pour un litre de michelada* chacun, que nous avons pris tranquillement sur la terrasse, bercés par la performance de la chanteuse et respirant cet air vivifiant et frais - voire froid - dans un environnement absent de flocons, de givre et de sloche en cette soirée d'hiver mexicain.

Ravis de cette impeccable qualité du service, nous sommes retournés à cette adresse à quelques reprises durant notre séjour et, lors de notre dernière visite, nous avons brièvement discuté avec Agustín - c'est le nom de ce professionnel de l'accueil - pour le remercier de la qualité de son approche, d'une redoutable efficacité pour attirer la clientèle - fascinante à observer - ni trop insistante ni trompeuse.

Au contraire, avec Agustín, la bonne humeur, l'approche personnalisée et l'intégrité sont toujours au rendez-vous, même lorsque les clients sont - comme nous l'étions - de simples touristes de passage. C'est que le premier soir où nous sommes allés, j'ai payé l'addition que j'ai laissée sur la table en ayant pris soin d'ajouter un pourboire. Or, le lendemain soir, lorsque nous sommes retournés au Regio, pendant que nous profitions à nouveau du bon temps à la mode de Querétaro, entourés de la beauté de cette parcelle urbaine classée Patrimoine mondial de l'Humanité par l'UNESCO, Agustín est venu nous signaler discrètement, au fil d'une brève conversation : « En passant, Caballeros, au moment de régler l'addition, nul besoin d'ajouter un pourboire, étant donné que nous ajoutons déjà 10 % au montant de la facture à cet effet. » (!)

Si ce n'est pas de l'honnêteté ça!

J'ai mentionné à notre hôte à quel point cette mention m'impressionnait par son intégrité - et sa rareté! (Sincèrement, connaissez-vous beaucoup de commerçants ici ou ailleurs qui diraient à des clients - des touristes de surcroît - de garder leur argent étant donné que le service est déjà inclus?). À cela, il a répondu : « ¡Siempre paga ser honesto! (L'honnêteté rapporte toujours!) »

Je ne sais pas si ça aura été véritablement payant pour Agustín et son restaurant-bar d'avoir joué la carte de l'honnêteté plutôt que de faire un petit coup d'argent facile, véniel et sans lendemain. L'attrait du gain rapide enseigne évidemment que non, mais ici, je dois conclure que ce fut le cas, étant donné que nous sommes retournés à une table du Regio à trois autres reprises au cours des jours subséquents, alors que sans cette attention anecdotique, nous aurions possiblement opter pour d'autres terrasses du centre-ville toutes aussi accueillantes au premier abord.

Par ailleurs, voilà qu'aujourd'hui je profite de la vaste et puissante influence internationale du blogue du Centricois pour vous faire cette chaleureuse recommandation : si jamais vous êtes de passage à Querétaro, profitez-en pour faire un arrêt à la terrasse du restaurant-bar El Regio et faites-y l'expérience de l'accueil hors pair d'Agustín, el Rey del Servicio a la Clientela.

Vous le saluerez de ma part...



*La michelada est une boisson typiquement mexicaine à base de bière, à laquelle est ajoutée du jus de citron vert, du sel et de la sauce piquante. (http://es.wikipedia.org/wiki/Michelada)
Restaurante Bar El Regio - Carte : http://maps.google.ca/maps/place?hl=fr&prmd=ivns&um=1&ie=UTF-8&q=%22el+regio%22+queretaro+restaurante+bar&fb=1&gl=ca&hq=%22el+regio%22+queretaro+restaurante+bar&cid=16318879131877815627

lundi 9 avril 2012

Souvenir de pluie qui donne l'eau à la bouche

Journée grise et pluvieuse en ce lundi de Pâques. À 16 h 43, Météomédia affiche un mercure de 9 degrés. Rien de bien réjouissant ni de mémorable, sauf qu'en regardant par la fenêtre, en ce moment même où j'ai une légère fringale, cette météo me ramène à Querétaro, au coin de Pasteur et de la ruelle piétonnière 16 de Septiembre, ce soir de février dernier où de délicieux petits tacos de boeuf et de chorizo étaient à l'honneur dans un gueuleton improvisé chez ce sympathique marchand dont j'avais brièvement parlé ici (http://lecentricois.blogspot.ca/2012/02/pluie-et-tacos.htmlet-tacos.html).







Si vous passez par là, faites un arrêt. Même sous l'air frais et la pluie, le moment sera agréable et réconfortant... Un festin sur le pouce pour quelques pesos seulement, beau temps mauvais temps!



¡Buen provecho!















vendredi 10 février 2012

Pluie et tacos

Querétaro - Aujourd'hui, il a mouillé toute la journée, par moment a boire debout.
Les astres étaient alignés, car c'était la journée où la pluie risquait le moins d'assombrir nos plans.
Je viens d'écrire « assombrir » et, en même temps, de me dire à quel point ce n'est vraiment pas le bon mot pour décrire la situation. Comment diantre une journée de pluie au Mexique pourrait-elle assombrir ma vie quand on compare cette petite poussée humide à des températures de -20 degrés?
Bon - je disais donc - petite journée tranquille à silloner tranquillement les rues de Querétaro, en observant, en humant, en goûtant...
Au menu aujourd'hui: tortas, aguas de tamarindo y horchata (sans oublier quelques cervezas con limón) et... et... et... ce soir, de savoureux petits tacos bien frais et juteux - de bisteck et de chorizo - servis par deux sympathiques gaillards postés dans une échoppe mobile juste au bout de l'Andador 16 de Septiembre. Délicieux!
D'ailleurs, j'y pense: en jasant avec un des deux taqueros, celui-ci m'a demandé d'où nous venions.
"¿Quebec? ¿ça doit être frette ces temps-ci?" (traduction libre)
J'ai répondu par l'affirmative, en ironisant que les queretanos qui se promènent en ce moment avec leurs tuques sur la tête n'en reviendraient pas tellement on se les gèle là-bas.
Puis, sous la fine bruine fraîche qui tombait encore, j'ai demandé: "Est-ce normal qu'il pleuve a ce temps-ci de l'année à Querétaro?
Il m'a répondu par un haussement fataliste des épaules accompagné de ces mots : "¡Ay no! Son los cambios climáticos..."

Toujours a Querétaro

Troisième jour au Mexique; deuxième journée complète à Querétaro.
La ville a certes beaucoup grandi: ça se voit de loin a l'arrivée; par contre, le centre historique, lui, n'a pas changé du tout. Je m'y plaisais a une autre époque et c'est encore le cas aujourd'hui.

Ce soir, il pleut des cordes sur la ville et le temps se veut passablement frisquet. Évidemment, les Mexicains qui portent des manteaux d'hiver, des tuques et des cagoules - que l'on voit à profusion dans les rues - y vont un peu fort. Mais bon, tout est tellement relatif quand il s'agit de climat!

Je ne m'attarderai pas ici faute de temps et, de toute façon, il faut d'abord que je le vive ce voyage si je veux un jour le raconter. Je me contenterai seulement de dire que nous avons fait un tour guidé en autobus aujourd'hui dans divers endroits d'un intérêt variable et que le guide a vanté durant tout le voyage et avec brio tous les attraits touristiques de l'état de Querétaro, de si belle façon qu'il pourrait faire pâlir d'envie n'importe quel porte-parole de Tourisme Québec.

Bon, le chrono tire à sa fin pour mon temps de navigation, alors comme dirait Denys Arcand :

Time's up!



À mon retour, je serai sans doute plus volubile.