mardi 26 juin 2012

Machiavel répondrait facilement à la question: «Pourquoi le PQ va se faire planter?»


Non, ce n'est pas spécifiquement à cause de cette vidéo en particulier où Pauline Marois tape maladroitement sur des casseroles:

http://www.youtube.com/watch?v=F5xBxubCRrI

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(Avant de poursuivre votre lecture, prenez bonne note que l'auteur de ces lignes ne se réclame d'aucune appartenance au Parti Québécois. Tout au plus en a-t-il profondément marre de voir le PLQ gouverner le Québec en multipliant les manoeuvres douteuses et en réussissant chaque fois ses tentatives de noyer le poisson et de faire dévier le débat devant une opposition maladroite et amorphe.)

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Paul Arcand a réalisé une entrevue ce matin avec l'auteur de la vidéo en question qui affirme avoir mis en demeure le PLQ pour avoir utiliser ses images sans autorisation.

Du grand plagiat, de l'amateurisme malhonnête, de la vraie de vraie politique sale! La turpitude au service du pouvoir... Pour une raison bien simple et vieille comme le monde: parce qu'en politique, la fin justifie les moyens.

La ligne de réplique du PQ aurait très bien pu - aurait dû en fait - s'articuler autour du fait qu'avec ses casseroles maladroites, Madame Marois, elle, n'enfreint aucune règle éthique… Au lieu de cela, c'est le silence radio de la part de la chef péquiste, qui ne donne aucune entrevue sur la question, contribuant du coup à alimenter la nouvelle: «si elle garde le silence, ça doit être que le coup fait mal», aura-t-on tôt fait de présenter comme hypothèse.

Il y a quelques minutes, c'est donc Nicolas Girard qui était mandaté pour discuter de l'affaire avec Benoit Dutrizac. Résultat: une entrevue chloroforme dans laquelle le PQ répète que les Libéraux ne sont pas fins et que le PQ, lui, est gentil-gentil.

Dutrizac a bien résumé ce qui me parait évident dans le contexte en disant que puisque le PQ fait ce choix de ne pas répliquer coup pour coup aux messages négatifs des Libéraux: «Aux prochaines élections, vous allez vous faire planter!»

Le plus triste pour le PQ qui ne réagit pas, c'est que tout cela n'est après tout qu'une utilisation d'images anecdotiques sorties de leur contexte, une attaque qui ne fait manifestement pas appel à l'intelligence des électeurs - en fait, pour le dire plus directement, qui ne fait pas appel aux électeurs parmi les plus intelligents - mais comme chaque vote compte...

Bien sûr, allez voir les images que recèlent Google lorsque vous y entrez "Jean Charest" et vous découvrirez rapidement qu'elles ne sont pas toutes à son avantage. Mais là, le PLQ a fait franchir à celles-ci la barre pour qu'elles deviennent grand public, des images plagiées desquelles il tirera à n'en pas douter un avantage devant un adversaire bonasse qui ne veut pas se salir les mains.

Qu'est-ce que les Québécois veulent? Un gouvernement de copieurs ou un gouvernement qui s'intéresse aux préoccupations de la population? Le PQ pourrait utiliser ce prétexte pour proposer aux Québécois un tel message. Mais, les troupes péquistes ne le feront pas, croiseront plutôt les doigts dans l'espoir que cette (non-)nouvelle meurt au plus vite dans les médias et le PLQ va conséquemment tirer seul les bénéfices de son mesquin plagiat, opération qu'il fera tout pour mousser davantage.


Pourtant, le PM aussi peut être parodié...


... sans même modifier une seule image!

Qu'attend le PQ pour diffuser à son avantage l'extrait de Jean Charest qui, les deux pieds dans l'eau avec ses bottes de caoutchouc durant les inondations de la Montérégie, demandait le plus sérieusement du monde à un sinistré:

«Est-ce que votre maison est inondée?»

Un PM qui ne voit pas le problème même quand il a les deux pieds dedans, ça ferait une bonne ligne de réplique à la boue jetée par le PLQ.

Mais, le PQ ne le fera pas…

Nicolas Girard l'a dit ce midi à Benoit Dutrizac, une réponse qui va causer la perte du PQ, encore une fois:
«On ne fera pas de campagne négative.»

La recette parfaite pour conserver sa belle vertu... et demeurer dans l'opposition.

jeudi 21 juin 2012

La francisation des marques de commerce: quel mauvais combat de l'OQLF!

À nouveau, l'Office québécois de la langue française annonce qu'elle sort ses gros bras (gonflés à l'hélium), cette fois pour mettre au pas les commerces dont le nom n'est pas francisé:
Après avoir fait preuve d'une grande tolérance ces dernières années, l'Office québécois de la langue française (OQLF) a décidé de serrer la vis aux commerçants qui affichent leur marque en anglais (sic) sans descriptif en français. (http://www.985fm.ca/national/nouvelles/l-oqlf-promet-des-sanctions-pour-les-entreprises-n-152701.html)
Ainsi, l'OQLF ne s'attèle pas tant à valoriser le français qu'à combattre l'anglais. Or, un nom propre n'appartient pas à une langue en particulier. Si, par exemple, des commerces comme DeSerres, Brunet ou Valentine ne sont pas tenus d'ajouter un descriptif à leur nom, selon quelle logique pourrait-on forcer Tim Hortons, Bentley ou Harvey's à le faire? Et Bell, est-ce plus inacceptable comme nom de commerce que Desjardins? Et El Zazium, Shawarma Express, Okimo et tant d'autres? Et toutes les déclinaisons de Casa, de Trattoria, de Phở X Y Z, etc.?

On a beau citer sans arrêt des exemples de vilains commerces dont le nom est composé de mots empruntés à la langue anglaise (Canadian Tire, Home Depot, Burger King, Sushi Shop, Toys "R" Us, Urban Outfitters, Subway, etc.), si on commence à vouloir tout franciser sans discernement, l'OQLF aura vraiment du pain sur la planche, autant d'efforts qui, par ailleurs, ne rapporteront rien du tout étant donné que cette ligne dure de la francisation des marques de commerce par l'ajout obligatoire d'un descriptif en français ne résistera pas au test des tribunaux. Et, pendant ce temps, l'anglicisation - la vraie - se poursuivra sans faire de bruit.

Concrètement, si on harcèle Canadian Tire afin de forcer la chaine à franciser son nom au Québec en y intégrant un élément descriptif en français, va-t-on faire preuve du même zèle auprès d'IKEA, de RONA, voire de Provigo? C'est un mot français ça, Provigo?

Dans le même ordre d'idées, certaines bannières ont volontairement fait le choix de modifier leurs noms au Québec afin de leur donner une saveur francophone, autant de gestes qui méritent évidemment d'être salués. Sauf que, mettez la main sur le dictionnaire français le plus proche et cherchez-y les mots Équipeur, Esso et Pharmaprix: vous n'en trouvez nulle trace.

Mais alors, ce sont vraiment des noms français? Quelle est la grille d'évaluation qui permet de déterminer qu'un nom est acceptable et qu'un autre ne l'est pas?

Un concessionnaire automobile, Montréal Auto Prix, a bien un nom composé de trois mots en français correct, mais je vous mets au défi de trouver une logique syntaxique dans cette appellation. Si ça passe dans ce cas, ça implique que Boston Pizza est tout aussi conforme.

Par ailleurs, la chaîne de supermarchés Metro a bien un nom à consonance française. Or, voilà que le détaillant québécois se fait reprocher que son nouveau logo en minuscules ne comporte pas l'accent sur la lettre E (http://www.newswire.ca/en/story/913305/le-mouvement-quebec-francais-appuie-yves-michaud-et-demande-a-metro-de-mettre-l-accent-sur-sa-clientele-quebecoise). Mais pourquoi faudrait-il absolument que Metro ait un accent? Ses propriétaires ont décidé d'identifier leur entreprise ainsi, alors c'est son nom. Point final. Est-ce que les ayatollahs de la langue française vont envahir les pouponnières afin d'enquiquiner les hérétiques parents des petits Theo et Megane qui auraient par malheur commis le geste impur d'omettre l'accent dans le prénom de leur progéniture? Évidemment non, voyons: un nom c'est un nom, comme vous pouvez choisir d'écrire Catherine ou Katerine, Jérémie ou Jeremy, ...

Et puis, tant qu'à y être, Drummondville, ce n'est pas très français comme appellation. Ainsi, j'attends avec impatience que le député de Drummond et porte-parole du Parti québécois en matière de langue, Yves-François Blanchet, ajoute à sa liste de revendications linguistiques l'exigence que la métropole centricoise ajoute à son nom un descriptif en français pour devenir officiellement la municipalité de Ville de Drummondville!

Par ailleurs, tout ameuté soit-il sur la question des marques de commerce en anglais, le même député déchirerait sa chemise en public si, par malheur, un pays comme les États-Unis exigeait soudainement via une loi l'anglicisation des marques de commerce sur son territoire, forçant du coup le Cirque du Soleil à modifier son nom afin de se conformer aux exigences linguistiques américaines: The Cirque du Soleil Circus.

L'ironie suprême, c'est qu'au moment où on s'acharne sur des commerces à cause de la consonance anglaise de leur nom et qu'on exige d'eux un descriptif en français, il suffit de circuler dans les rues du fief pourtant francophone du député Blanchet pour y voir - effet de mode - des commerces dont c'est le descriptif qui est en anglais. Deux exemples rapides de bars situés tous deux sur la rue Lindsay:

Quant à la ministre Christine St-Pierre, elle a beau affirmé d'un ton ferme que «les commerçants devront se conformer à la loi sur la langue d'affichage», il demeure que son intervention survient en période pré-électorale dans un contexte où le gouvernement qu'elle représente a fait preuve depuis des années du plus indifférent laisser-faire en matière linguistique.

Au fond, toute cette démarche pour tenter de nous convaincre que les marques de commerce sont l'instrument le plus vil de notre assimilation n'est que de la poudre aux yeux de la part de l'OQLF et des politiciens. Voilà un effort de diversion condamné à l'échec pour nous faire oublier que la Charte de la langue française comporte nombre de dispositions qui, si elles étaient accompagnées d'un minimum de courage pour en forcer l'application, permettraient d'assurer que l'usage du français soit respecté dans la langue d'affichage (autre que la marque de commerce), dans la langue de service à la clientèle et dans la langue de travail, trois pans de la loi qui sont encore allègrement bafoués ici et là.

Bref, au lieu de mettre ses efforts pour encourager et faire respecter l'usage du français dans le quotidien des Québécois, l'OQLF s'efforce de camoufler les piètres résultats engendrés par la mollesse de son action en mettant de l'avant une opération purement factice d'acharnement sur les marques de commerce, des noms propres qui ne répondent pourtant à aucune logique linguistique.

Bon, assez pour aujourd'hui; il fait trop chaud pour s'indigner! C'est l'heure des rafraîchissements. Bien sûr, il serait exagéré de ne visiter une succursale des Pizzerias Pizza Hut que pour pouvoir me désaltérer d'un grand verre de Mountain Dew - Boisson gazeuse à la limonade... Alors vite, que j'ouvre une boîte de Rafraichissements à l'eau glacée Mr.Freeze achetée chez Les supermarchés Loblaws ou que j'aille rapidement faire le plein à la Station-service Shell avant de courir chez Dairy Queen - La chaine de restauration rapide qui au Québec se limite à être un bar laitier, où l'on m'accueillera dans un français impeccable, j'en suis sûr!

jeudi 14 juin 2012

La passerelle au-dessus du gouffre... financier

Récemment, à la mi-mai, j'ai blagué ici sur le fait que le journal L'Express avait publié un article vantant la construction d'un édifice de deux (!) étages au centre-ville. J'avais alors ironisé que Drummondville n'avait rien à envier à New York et son One World Trade Center… (Voir http://lecentricois.blogspot.ca/2012/05/que-le-ciel-vienne-se-gratter-lui-meme.html)
Mais, prenez-en note : je n'étais pas sérieux… Je faisais une blague, là… Juste un peu d'humour sur le fait qu'il y a toujours moyen s'enorgueillir de sa propre grandeur même si elle est au fond bien modeste… Un clin d'œil au fait que voir grand est une notion bien relative qui dépend du contexte dans lequel cela se fait…
Mais, je vous le dis, je vous le jure, c'était une blague… à ne pas interpréter au premier degré. Lisez-moi bien, là : jamais au grand jamais je n'aurais souhaité qu'un promoteur annonce la construction d'une réplique du gratte-ciel le plus en vue de New York au centre-ville de la métropole centricoise. Juré craché!

Sérieuse mégalomanie

Or, il apparaît que la mégalomanie soit pour d'autres plus qu'un effet de style à connotation humoristique, mais bien un véritable penchant, voire une sérieuse pathologie. C'est qu'en survolant l'édition du mercredi 14 juin 2012 du journal L'Express, j'ai été complètement incrédule d'y lire cet article au titre ronflant : Un projet inédit et colossal: une passerelle au-dessus de la rivière Saint-François (http://www.journalexpress.ca/Actualites/2012-06-12/article-3006540/Un-projet-inedit-et-colossal%3A-une-passerelle-au-dessus-de-la-riviere-Saint-Francois/1).
Ainsi, voilà que des bâtisseurs locaux aux idées de grandeur sans limite quand elles sont financées par les deniers publics – des visionnaires, se décrivent-ils eux-mêmes – voient la nécessité ou à tout le moins la pertinence d'investir dans l'érection d'une passerelle qui deviendrait ni plus ni moins le symbole de Drummondville « comme peut l'être le Stade olympique pour Montréal ou la tour Effel (sic) pour Paris ».
Ce petit bijou, qui relierait les deux rives de la rivière Saint-François (entre le secteur Saint-Joachim-de-Courval d'un côté et la Pointe-aux-Indiens dans la municipalité de Saint-Majorique de l'autre) pour permettre aux amateurs de plein air de profiter plus aisément du cadre magnifique de l'endroit, coûterait la bagatelle de… 19 millions de dollars.
Hein? Combien… de millions? Dix-neuf? Ben voyons donc, il doit y avoir une erreur de frappe dans le journal…

Eh bien non! Dans le texte de l'article, on précise que le montant nécessaire à la réalisation de ce projet (tout à fait sérieux, là) est de 18,9 millions de dollars. (Bof, un p'tit 100 000 $ de plus ou de moins!)
Et ils vont venir d'où les 19 millions convoités? Devinez donc!
Des fonds publics, bien sûr! C'est ainsi « qu’on cherchera à financer [le projet] par des contributions égales des gouvernements fédéral, provincial et de la Ville de Drummondville ».
Je ne sais pas si vous êtes comme moi, mais quand j'entends parler d'un projet qui serait financé à 100 % par des fonds publics – hormis s'il s'agit de projets publics essentiels liés à la santé, à l'éducation ou aux transports, par exemple – j'ai tendance à m'imaginer que ledit projet est peut-être caractérisé par un niveau d'intérêt et d'utilité artificiellement gonflé à l'hélium. Ah oui! Je concède que certains projets culturels innovateurs et marginaux, également, peuvent nécessiter à l'occasion un financement public total faute d'être grand public. Mais une passerelle que des fonds privés ne verraient d'aucun intérêt à financer? Hum… Pas sûr!
Et si, en plus, les promoteurs du projet en question annoncent d'entrée de jeu qu'ils ne comptent que sur du financement public sans même évoquer la possibilité qu'ils feraient un effort - un tout petit, juste pour voir - pour tâter le pouls du côté de la recherche de partenaires privés, là je me dis que les contribuables ont sans doute affaire à un cirque pour lequel ils sont invités à payer seuls et très cher pour aller voir un beau spectacle d'éléphants blancs.
Par contre, ne vous méprenez pas : je n'en ai pas contre le développement d'infrastructures de plein air, mais 19 millions pour une passerelle! Dix-neuf millions de vos taxes et impôts… pour financer une infrastructure, aussi merveilleuse soit-elle, qui serait localisée en pleine forêt? Heeeello! Y a quelqu'un de lucide à l'appareil?
Bon sang, avec 19 millions, on pourrait entreprendre de relier toutes les municipalités de la MRC par une voie cyclable balisée. On pourrait également, comme certaines voix le suggèrent, entamer la construction d'un nouveau pont enjambant la rivière Saint-François (et incluant une voie piétonnière et cyclable) à la hauteur de Saint-Nicéphore, une infrastructure qui engendrerait des retombées positives tant pour l'économie que pour l'environnement.

Pourtant, il y a deux ans...

Autre légère contradiction qui pousse à l'ironie, le directeur général de l'organisme qui veut aujourd'hui nous vendre l'idée de la passerelle qui se rentabiliserait d'elle-même par l'attrait suscité occupait les mêmes fonctions récemment dans l'organisation des Légendes Fantastiques. Lors de l'annonce de la tombée définitive du rideau sur cet impressionnant spectacle de très grande qualité en juillet 2010, après seulement quelques représentations d'une saison dont la vente de billets s'annonçait difficile mais tout de même pas nulle, le DG affirmait à l'époque qu'il aurait fallu tripler la vente de billets pour en assurer la rentabilité (http://www.journalexpress.ca/Culture/2010-07-20/article-1596721/AO-La-Legende-%3A-il-aurait-fallu-trois-fois-plus-de-visiteurs-pour-atteindre-la-rentabilite/1). À l'époque, faute d'achalandage, on a simplement fermé les livres sans lendemain.
Pourtant, aujourd'hui, le même gestionnaire vante la faisabilité du projet de passerelle dans un débordement d'enthousiasme (« On pourrait y traverser la rivière en tyrolienne, utiliser une partie du pilier de départ haut de 54 mètres comme mur d’escalade, prendre de magnifiques photos, faire du vélo, courir, marcher entre Saint-Joachim et Saint-Majorique et ce, douze mois par année » http://www.journalexpress.ca/Actualites/2012-06-12/article-3006540/Un-projet-inedit-et-colossal%3A-une-passerelle-au-dessus-de-la-riviere-Saint-Francois/1) pendant qu'une belle étude de faisabilité – du type dites-moi ce que vous voulez entendre – affirme que le projet sera rentabilisé « grâce à un achalandage élevé qui pourrait atteindre plus de 200 000 personnes annuellement. »
La question plate :
S'il fallait tirer la plogue sur le spectacle AO La fantastique légende après seulement quelques représentations données à l'été 2010, qu'est-ce qui a tant changé deux ans plus tard à Drummondville qui ferait en sorte que les touristes de partout aient un appétit certain pour venir dépenser leurs dollars-loisirs afin de venir fouler notre belle passerelle unique? Et si jamais les prévisions optimistes des promoteurs jovialistes ne se matérialisent pas et qu'on assiste à l'échec financier du projet, on fera quoi avec notre jolie et spectaculaire passerelle construite à grands frais dans le bois?

Pourquoi s'arrêter là?

Tant qu'à y être, je me lance moi aussi dans la promotion d'un mégaprojet inédit. Voilà, je demande formellement à la Ville de Drummondville, à Québec et à Ottawa de financer entièrement mon projet de créer un arc-en-ciel permanent qui s'élèverait à partir de la passerelle magique et dont l'autre extrémité aboutirait – disons – au beau milieu du dépotoir de Saint-Nicéphore (pour égayer la vie des résidents des alentours qui en ont certainement bien besoin). Ça va marcher, croyez-moi! Pourquoi? Parce que je vous le dis!
*Soupir*

Développer en gardant les deux pieds sur terre

Heureusement, dans tout ce débordement mégalomaniaque, des voix s'élèvent pour faire valoir que ce projet n'a pas d'allure. Parmi elles, celle du maire Réjean Rodier de Saint-Majorique, pour qui le projet a beau être intéressant, il n'en demeure pas moins que les 19 millions de dollars requis pourraient trouver meilleure utilité ailleurs (http://www.journalexpress.ca/Actualites/2012-06-13/article-3007297/Projet-de-passerelle%3A-le-maire-Rodier-a-de-gros-doutes/1).
Pour mon humble part, j'espère effectivement que les élus de ma ville feront comme leur homologue de Saint-Majorique et tempéreront un brin les ardeurs des amateurs de passerelle à lunettes roses. Pour dire les choses clairement, quelques camisoles de force ou un point de presse bien senti de la mairesse pour ramener les planeurs dans le monde réel… et hop! Ce sont quelques millions de dollars supplémentaires qui trouveraient une meilleure fin dans le budget municipal.
Dans le cas contraire, l'auteur de ces lignes propose à nouveau de reformuler le slogan de Drummondville, lui qui a déjà donné dans cet art (http://lecentricois.blogspot.ca/2012/03/un-site-qui-pourrait-passer-de-la.html). Ainsi, « Capitale de l'expression et des traditions » pourrait, dans l'éventualité où ce projet verrait le jour tel quel et dans le cadre de financement proposé, être converti en :
Capitale des téteux de subventions qui en fument du bon!
Mais bon, trêve de sarcasme, car je suis convaincu que, dans ce dossier, la raison l'emportera en même temps que le souci d'une bonne gestion des fonds publics…et que ce n'est pas cette fois-ci que Drummondville ravira une parcelle de la notoriété qu'a Montréal pour son stade et Paris pour sa tour.

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Comme je suis bon joueur, malgré ce que vous venez de lire, je vous invite tout de même à aller voir l'impressionnante vidéo de présentation du projet et même à y officialiser votre appui si vous le souhaitez:
Mon nom ne figurera pas sur cette liste, c'est certain. Par contre, qui suis-je pour juger de l'opinion que vous vous ferez de cette idée au fond sympathique quoique fort onéreuse?