samedi 31 mars 2012

Un site qui pourrait passer de la légende à la triste réalité

Quelle sera la vocation future du site des Légendes?

Roulements de tambour... Dans la catégorie idée ridicule qui privera les citoyens d'un site public d'envergure...

Un spa nordique urbain!
(http://www.journalexpress.ca/Actualites/Actualites-locales/2012-03-31/article-2943833/Le-site-des-Legendes-connaitra-bientot-son-sort/1?newsletterid=79&date=2012-03-31-18)

Eh misère, quelle originalité et surtout quel gaspillage de patrimoine collectif!

Drummondville, qui se présente depuis longtemps comme la "capitale de l'expression et des traditions" est-elle sur le point de se transformer en "capitale de l'hydratation et du bain tourbillon"?

Désolant!

dimanche 25 mars 2012

Plus long que d'attendre à l'urgence

En ce samedi printanier ordinaire, rien ne laissait présager que j'allais faire l'expérience de l'amplification extrême du supplice de la lenteur du temps qui s'écoule, minute par minute.

D'abord, m'étant levé de bon matin après une nuit de quasi insomnie provoquée par un vilain virus s'étant évadé de la garderie et sautant d'un membre de la famille à l'autre depuis quelques jours, je me suis rendu à l'urgence de l'Hôpital Sainte-Croix dans le rôle d'accompagnateur de malade.

Dans la salle d'attente principale, quelques personnes attendaient alors que, dans la salle adjacente, seul un type était couché sur les bancs, mi-endormi mi téléspectateur de RDS qui diffusait le Grand Prix de Formule 1 de je-ne-sais-où. Nous avons donc opté de poser nos arrière-trains dans cette section moins occupée.


Découverte : attendre dans la salle d'attente de l'urgence ET entendre à répétition l'assourdissant bruit désagréable des bolides de Formule 1 est la recette parfaite pour me rendre fou et justifier qu'on me monte au septième*.

Mais bon, le supplice n'a pas duré longtemps. Quand je suis revenu dans la salle d'attente avec un café, le malade amateur de zoum-zoum n'était plus là. J'en ai donc profiter pour changer de poste : destination RDI.

Là, Patrice Roy avait déjà commencé l'animation de ce qui allait devenir une looooooongue journée à l'antenne. Le congrès du NPD se préparait à élire en ce gris samedi de mars le nouveau chef du parti, au terme d'une looooooongue course à la chefferie - que certains ont savamment renommée « marche à la chefferie ».

J'ai donc pu, ce jour-là, faire une expérience comparative en temps réel simultané pour en arriver à un fascinant constat : le temps d'attente à l'urgence pour voir un médecin est moindre que celui dont a besoin le NPD pour se choisir un chef. (Voilà une comparaison qui réjouira le ministre Bolduc!)

Au moment où, au milieu de l'après-midi, nous sommes enfin repartis de l'urgence, prescription du médecin en main, la présidente du parti venait à peine d'annoncer les résultats du... deuxième tour! Mulcair accentuait son avance sur Topp, mais rien n'était encore joué à cette heure.

Haletante course d'escargots qui m'aura aider à relativiser la longueur de l'attente à l'urgence et - soyons honnêtes - à passer le temps de façon passablement agréable sur la scientifique échelle du bonheur de l'usager en milieu hospitalier.

Au moment où le suspense néo-démocrate prenait fin en soirée, couronnant le candidat Mulcair, et que Patrice Roy avait visiblement la langue à terre au moment de céder enfin l'antenne à sa collègue de la salle des nouvelles, on pouvait voir le théâtre de la convention déserté en arrière-plan, des estrades défraîchies et jonchées de papier, des militants épars à l'air hagard, quelques-uns couchés sur les bancs - terrassés par la fatigue ou la déprime? - tous arborant un teint livide...

La même scène que celle dans laquelle j'étais confiné quelques heures auparavant à l'Hôpital Sainte-Croix...




*Dans le jargon drummondvillois (de ma génération et de mes aînés du moins), dire de quelqu'un qu'il faudrait « l'emmener ou le monter ou le rentrer au septième » est un synonyme de dire que cette personne ne va pas bien entre les deux oreilles, qu'elle a une araignée dans le plafond, des chauve-souris dans le clocher, etc. C'est que, dans le passé (ce n'est plus le cas aujourd'hui, l'aile des soins psychiâtriques de l'Hôpital Sainte-Croix se trouvait au septième étage de l'établissement. Vérité ou légende? Je n'en sais rien... Quoi qu'il en soit, l'expression a survécu et est toujours en utilisée par la population de la capitale centricoise.

mercredi 21 mars 2012

Congestion routière à la sortie 170

Centricois oeuvrant en terre maskoutaine, je fais régulièrement la navette entre Drummondville et Saint-Hyacinthe.

À chaque passage matinal sur l'autoroute 20 vers 7 h 55, à la hauteur de la sortie 170 (Saint-Germain-de-Grantham), je constate l'engorgement du boulevard Industriel à partir de l'intersection de la route 122. Pour vous situer, le boulevard Industriel, c'est cette route que vous empruntez pour aller manger une poutine chez Lemaire à deux pas de là!

Donnant accès à un important secteur industriel et commercial de la municipalité et, depuis plus récemment, à un Tim Hortons, cette section de route se voit congestionnée quotidiennement pour la simple et bonne raison qu'à cette heure, le trafic est trop dense sur la 122 pour permettre un dégagement efficace de cette intersection munie d'un simple arrêt obligatoire pour les véhicules en provenance de l'autoroute.

Chaque matin donc, c'est la répétition de la longue file d'attente de travailleurs qui doivent rager à l'égard de cette configuration déficiente qui nuit grandement à la fluidité de la circulation.

Mais, s'il ne s'agissait ici que d'un frein à la fluidité du trafic, le problème ne serait peut-être pas si criant. Sauf que cette obstruction de la circulation sur le boulevard Industriel est plus grave dans la mesure où elle pose à l'occasion un problème de sécurité manifeste.

C'est que, il arrive que ce bouchon de circulation s'étire jusque dans la bretelle de sortie de l'autoroute - voire quelquefois jusqu'à l'accotement sur l'autoroute même (!), occasionnant des ralentissements et des freinages tout aussi inattendus que dangereux sur les voies rapides.

Il s'agit fort probablement d'un cas qui relève du ministère des Transports du Québec, étant donné qu'il est question de routes (la 20 et la 122) qui sont sous sa juridiction, mais j'ose croire que la municipalité de Saint-Germain-de-Grantham aurait une oreille attentive du MTQ si elle lui signalait cette problématique.

Dans le contexte actuel, la congestion engendrée à cet endroit risque de finir un jour par provoquer un accident sur l'autoroute, ce que personne ne souhaite. Par ailleurs, hormis la dangerosité de la situation actuelle, je parierais fort que bon nombre d'automobilistes qui empruntent cette sortie et y poireautent quotidiennement seraient ravis que l'autorité compétente prenne enfin la décision d'installer un feu de circulation à cette intersection achalandée, comme c'est d'ailleurs déjà le cas à l'intersection voisine de la route 122 et de la bretelle d'accès à la 20 est, de l'autre côté du viaduc.

En attendant, je continuerai à être témoin de cette congestion automobile germainoise matinale en étant content de pouvoir poursuivre ma route vers Saint-Hyacinthe sans avoir à m'y engouffrer!