mardi 27 mai 2014

Match numéro 5: Brian Gionta avait prédit la victoire, juré craché!

Lors de son point de presse tenu après l'éclatante victoire de sa troupe au centre Bell, l'entraineur Michel Therrien s'est dit extrêmement satisfait de l'effort soutenu de sa troupe. Puis, il a tenu à préciser que le joueur clé de cette victoire avait sans contredit été Brian Gionta, qui a craché sur lui-même durant l'hymne national:



«Comprenez-moi bien, je ne veux rien enlever à Rene Bourque qui a réussi un tour du chapeau, mais il faut reconnaître que Brian a mis la table en partant pour encourager ses coéquipiers à fournir l'effort pour faire sortir le méchant.»

Poursuivant sur l'impact positif obtenu de ce geste rassembleur, l'entraineur du CH a confié que, maintenant que ses joueurs repartent pour New York pour disputer le sixième match de la série, on peut s'attendre à les voir y exprimer leur sens de l'équipe en se crachant chacun sur le chandail pendant l'interprétation du Star Spangled Banner.

Parallèlement, selon la rumeur, le directeur général Marc Bergevin s'assurerait d'avoir une discussion avec madame Ginette Reno afin que, dans l'éventualité d'un septième et décisif match disputé à Montréal, celle-ci se prépare à «caller la victoire en crachant un gros clam sur la patinoire» sitôt poussée la dernière note du Ô Canada.

lundi 26 mai 2014

La démesure des ambitions: frein à la recherche d'emploi?

Se disant impressionné par le développement économique actuel de sa région, un chercheur d'emploi de Drummondville a manifesté sa grande confiance de pouvoir contribuer sous peu à cette prospérité qui s'inspire directement de celle des quatre dragons d'Asie.

Possédant la faculté de mettre un pied devant l'autre sans systématiquement trébucher et doté de la capacité de compter jusqu'à 100 (!) en faisant appel à une mnémonique complexe, l'homme a confié s'adonner à une recherche d'emploi active, postulant sans gêne les offres publiées qui portent la mention «personne bilingue recherchée» en faisant valoir son bagage linguistique hérité de son baccalauréat en grec ancien assorti d'une mineure en études françaises.

Toutefois, notre optimiste désœuvré a exprimé un certain paradoxe quant à son véritable désir de travailler. En effet, celui-ci n'a pas paru dans son discours avoir conscience de se «fermer des portes» dans le marché du travail en se fixant comme exigence de n'accepter un emploi qu'à un taux horaire d'au minimum 10,80$ et au sein d'une entreprise qui respecte minimalement les normes du travail en vigueur.

Parallèlement, selon la rumeur, l'homme s'apprêterait à perdre sa principale source de revenu comme camelot du journal La Presse, Power Corporation ayant annoncé la semaine dernière la fin prochaine de la version papier de son célèbre quotidien montréalais de la rue Saint-Jacques.

samedi 17 mai 2014

Commerce local à Drummondville: l'anesthésie par la consultation

Dans un récent communiqué intitulé Consultation publique sur le développement commercial et publié dans les pages du journal L'Impact de Drummondville, Commerce Drummond affirme vouloir consulter les commerçants de Drummondville - ceux qui ont survécu à ce jour - afin de «définir les grands axes de développement commercial pour les prochaines années.»

L'organisme en profite en outre pour rappeler avec fierté l'adoption en 2009 d'une «Charte de développement commercial», un outil qui a manifestement contribué à assurer la cohésion dans ce secteur de l'économie locale, les commerçants ayant pour bon nombre plus que jamais en commun le sentiment d'en arracher.

À ce sujet, un commerçant ayant pignon sur rue au centre-ville a bien voulu résumer pour nous l'idée qui sous-tend le communiqué, en même temps qu'il remplissait sa caisse de pièces de 25 cents destinés aux clients qui ont besoin de «se faire faire du p'tit change pour les parcomètres»:
«Vous savez, Commerce Drummond utilise des belles grandes phrases écrites dans un charabia qui a l'air de ne pas vouloir dire grand-chose, mais dans le fond, quand on regarde la direction où s'en va notre centre-ville, on le voit bien qu'il y a un plan solide derrière tout ça et que ces gens-là sont bien trop modestes.
D'ici quelques années, je vous prédis que d'autres villes vont vouloir faire comme nous autres, mais il sera trop tard pour eux, car c'est nous qui aurons été des pionniers en innovant pour nous donner un modèle de développement commercial savamment inspiré d'un audacieux croisement entre Val-Jalbert et le boulevard Taschereau.»
Par ailleurs, notre équipe d'enquête a également procédé à une consultation publique de laquelle ressort un large consensus. Ainsi, il apparait clairement que la tenue de consultations publiques serait, au même titre que la présentation de résultats d'enquêtes de faisabilité, de résultats de sondages auprès de la clientèle et de bilans nécessairement positifs de l'atteinte de quelque objectif fixé que ce soit, un bon moyen pour maintenir l'impression qu'il se passe quelque chose dans le secteur du commerce.

Parallèlement, selon la rumeur, la photo qui accompagne le communiqué aurait été prise à cet endroit dans l'espoir de susciter l'intérêt d'éventuels investisseurs pour cet édifice commercial de la rue Lindsay en arrière-plan qui, bien qu'étant flambant neuf, est toujours vacant et disponible depuis sa construction en 2012 et ce, malgré la conjoncture on-ne-peut-plus favorable à l'investissement commercial offerte par cette «première au Canada» qu'est la charte de Commerce Drummond.