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samedi 2 août 2014

Le Bénin dans la vie centricoise

Lors de la soirée du 1er août, jour de l'indépendance du Bénin, notre reporter sur le terrain s'est rendu au centre-ville de Drummondville pour tâter le pouls de la population à l'égard de cette fête.

 
Pour l'un, un homme rencontré sur une terrasse de la rue Lindsay a accepté de témoigner de sa joyeuse solidarité nationaliste: «Quand on parle du bénin, y a toujours une raison de fêter et de se réjouir parce qu'y a rien de grave et que tout finit par se régler!»

Plus précise, une femme croisée au moment où elle hésitait longuement à faire son choix entre Dairy Queen et La Lichette a quant à elle expliqué dans ses propres mots la tradition socio-politique de stabilité du petit état africain:

«Mettons que t'es malade et que ton médecin te réfère au CLSC... ben arrête de t'en faire parce que c'est sûr que c'est bénin.»

Parallèlement, selon la rumeur, la menace actuelle de propagation de la fièvre Ebola à l'intérieur des frontières du Bénin n'aurait quant à elle rien de bénin.




jeudi 29 mai 2014

Le projet de campus universitaire en péril suite à la fermeture de La Faculté

La communauté irlandaise du Centre-du-Québec est sous le choc suite à l'annonce sans préavis de la fermeture du bar La Faculté - Irish Pub situé rue Lindsay.

Selon ce que nous avons appris, les dirigeants du commerce auraient pris cette décision notamment pour des considérations de responsabilité sociale, estimant notamment que le commerce avait une image à défendre et que, malheureusement, certains éléments de sa clientèle quittaient parfois l'endroit en ayant pas toutes leurs facultés.

Appelé à commenter cette nouvelle, un client de l'endroit s'est dit attristé par cette annonce:
«C'était le seul pub irlandais de toute la région. C'est bien simple, quand j'allais là pour boire ma Coors Light, j'avais même l'impression qu'elle goûtait la vraie bière!»
Un second a ajouté d'un ton outré: «Là, à Drummondville, il va falloir se poser les vraies questions. Moi, ça me semble évident que c'est encore une fois l'effet Costco qui a provoqué la fermeture de ce commerce local.»

Parallèlement, selon la rumeur, le projet de campus universitaire à Drummondville aurait été mis sur la glace suite à cette annonce, les administrateurs de l'UQTR estimant qu'il serait hasardeux de poursuivre avec l'idée d'installer un campus dans une ville où il n'est pas possible d'assurer la survie d'une simple faculté.

samedi 17 mai 2014

Commerce local à Drummondville: l'anesthésie par la consultation

Dans un récent communiqué intitulé Consultation publique sur le développement commercial et publié dans les pages du journal L'Impact de Drummondville, Commerce Drummond affirme vouloir consulter les commerçants de Drummondville - ceux qui ont survécu à ce jour - afin de «définir les grands axes de développement commercial pour les prochaines années.»

L'organisme en profite en outre pour rappeler avec fierté l'adoption en 2009 d'une «Charte de développement commercial», un outil qui a manifestement contribué à assurer la cohésion dans ce secteur de l'économie locale, les commerçants ayant pour bon nombre plus que jamais en commun le sentiment d'en arracher.

À ce sujet, un commerçant ayant pignon sur rue au centre-ville a bien voulu résumer pour nous l'idée qui sous-tend le communiqué, en même temps qu'il remplissait sa caisse de pièces de 25 cents destinés aux clients qui ont besoin de «se faire faire du p'tit change pour les parcomètres»:
«Vous savez, Commerce Drummond utilise des belles grandes phrases écrites dans un charabia qui a l'air de ne pas vouloir dire grand-chose, mais dans le fond, quand on regarde la direction où s'en va notre centre-ville, on le voit bien qu'il y a un plan solide derrière tout ça et que ces gens-là sont bien trop modestes.
D'ici quelques années, je vous prédis que d'autres villes vont vouloir faire comme nous autres, mais il sera trop tard pour eux, car c'est nous qui aurons été des pionniers en innovant pour nous donner un modèle de développement commercial savamment inspiré d'un audacieux croisement entre Val-Jalbert et le boulevard Taschereau.»
Par ailleurs, notre équipe d'enquête a également procédé à une consultation publique de laquelle ressort un large consensus. Ainsi, il apparait clairement que la tenue de consultations publiques serait, au même titre que la présentation de résultats d'enquêtes de faisabilité, de résultats de sondages auprès de la clientèle et de bilans nécessairement positifs de l'atteinte de quelque objectif fixé que ce soit, un bon moyen pour maintenir l'impression qu'il se passe quelque chose dans le secteur du commerce.

Parallèlement, selon la rumeur, la photo qui accompagne le communiqué aurait été prise à cet endroit dans l'espoir de susciter l'intérêt d'éventuels investisseurs pour cet édifice commercial de la rue Lindsay en arrière-plan qui, bien qu'étant flambant neuf, est toujours vacant et disponible depuis sa construction en 2012 et ce, malgré la conjoncture on-ne-peut-plus favorable à l'investissement commercial offerte par cette «première au Canada» qu'est la charte de Commerce Drummond.



dimanche 13 mai 2012

Que le ciel vienne se gratter lui-même à Drummondville!


New York voit en ce moment s'élever dans son ciel le One World Trade Center.

Qu'à cela ne tienne, Drummondville n'est pas en reste avec la construction à venir d'un édifice de... deux étages sur la rue Lindsay. Comme le révèle le promoteur dans l'article du journal L'Express: «L'édifice sera ultra moderne, tout vitré, climatisé à la grandeur, avec un ascenseur même s'il n'y a que deux étages. À l'extérieur, ce sera glacé comme un miroir, de couleur rouge. À la Ville, ils aiment le rouge, ils sont fous de ça»! [Je l'adore celle-là: que dire de plus!]

http://www.journalexpress.ca/Actualites/Actualites-locales/2012-05-11/article-2975665/Un-nouvel-edifice-de-deux-etages-sur-la-rue-Lindsay/1

Non mais, quand tu es big, tu ne construis pas en hauteur à ne plus finir pour aller gratter le ciel. Que nenni! Tu en fais plutôt deux - that's it! - et tu dictes au ciel de descendre lui-même pour venir se gratter.

In your face, New York!