Actualités du Centre-du-Québec (et d'ailleurs) exclusives et revisitées par l'œil complètement biaisé de notre équipe chevronnée. Même au royaume de la poutine et du bonheur, quand une nouvelle est trop sérieuse, mieux vaut en rire. Notre engagement est toutefois de perpétuer avec rigueur une certitude universelle: si c'est écrit sur Internet, c'est que c'est vrai!
dimanche 13 mai 2012
Que le ciel vienne se gratter lui-même à Drummondville!
New York voit en ce moment s'élever dans son ciel le One World Trade Center.
Qu'à cela ne tienne, Drummondville n'est pas en reste avec la construction à venir d'un édifice de... deux étages sur la rue Lindsay. Comme le révèle le promoteur dans l'article du journal L'Express: «L'édifice sera ultra moderne, tout vitré, climatisé à la grandeur, avec un ascenseur même s'il n'y a que deux étages. À l'extérieur, ce sera glacé comme un miroir, de couleur rouge. À la Ville, ils aiment le rouge, ils sont fous de ça»! [Je l'adore celle-là: que dire de plus!]
http://www.journalexpress.ca/Actualites/Actualites-locales/2012-05-11/article-2975665/Un-nouvel-edifice-de-deux-etages-sur-la-rue-Lindsay/1
Non mais, quand tu es big, tu ne construis pas en hauteur à ne plus finir pour aller gratter le ciel. Que nenni! Tu en fais plutôt deux - that's it! - et tu dictes au ciel de descendre lui-même pour venir se gratter.
In your face, New York!
vendredi 11 mai 2012
S'approprier sa ville et l'occuper, c'est l'enrichir!
(AVERTISSEMENT: Avant toute chose, il convient de préciser que la mention d'occupation de la ville qui se retrouve dans le titre n'a absolument rien à voir avec l'actualité qui a trait au mouvement de contestation étudiante ou autre. Au contraire, ce dont il est question, c'est d'une occupation totalement informelle et individuelle, de nature civique, certes, mais absente de toute forme de revendication officielle. Voilà qui est précisé.)
Il y a quelques jours, par un crépuscule ensoleillé mais frisquet de ce début mai, nous sommes allés faire un tour au parc en famille. Il faut savoir que cette activité simple a la cote chez nous car, alors que l'été dernier elle était encore trop petite pour apprécier les sensations fortes offertes par les balançoires, la Princesse centricoise a depuis l'arrivée de l'actuel printemps découvert le plaisir de ces manèges version 1.0, d'où les visites plus fréquentes dans les parcs municipaux.
C'est donc par un beau temps frais que nous nous sommes rendus au parc Milette aux abords de la rue Saint-Damase - Princesse y aime beaucoup la balançoire jaune! Une fois là-bas, ce qui m'a immédiatement frappé, c'est à quel point le parc était désert. Il n'y avait notamment aucune âme roulant sur la piste cyclable, que ce soit en vélo, en patins, en poussette ou autres. À l'intérieur de ce grand parc où nous arrivions, sur les courts de tennis et le terrain de volleyball (ce dernier sans filet), dans la section boisée parsemée de bancs et de tables à pique-nique adjacente à la piscine décrépite: pas un chat! Sauf... une dizaine de personnes (10 précisément) - un groupe composé d'hommes et de femmes; d'adultes, d'ados et d'enfants - et un petit chien trapu à la démarche lourdaude qui me rappelait celui d'une annonce de Kibles 'n Bits de ma jeunesse. Personne d'autre dans tout le parc que ce petit groupe qui se trouvait, lui, du côté du module de jeux.
De ce groupe, certains se balançaient, d'autres jouaient au ballon tranquillement, le chien venait fouiner de temps en temps de notre côté en étant aussitôt rappelé d'un vif «¡Ven aquí!»... Ah! Je n'avais pas mentionné ce détail, mais le groupe en était un de latinos, de Néo-Centricois, possiblement d'origine colombienne vu la présence importante de cette minorité à Drummondville, mais je ne leur ai pas demandé, alors qu'en sais-je au fond? En fait, ça n'a aucune importance dans mon propos, outre le fait qu'il m'a été réconfortant de constater qu'eux - Drummondvillois d'adoption - savent s'approprier ce que leur ville a à offrir et, du coup, qu'ils insufflent un brin de joie de vivre au bourg à bien des égards somnolent qui les a accueillis.
En les voyant, j'ai songé tout de suite à ces parcs au Mexique que j'ai encore pu voir récemment, pris d'assaut quotidiennement par les habitants, et j'ai ressenti une pointe de tristesse. En ce beau début de soirée printanière, le parc aurait revêtu, n'eut été de la présence du groupe ci-haut mentionné (et la nôtre), l'ambiance d'un cimetière.
Alors que j'étais encore jeunot, mes études en science politique m'ont permis d'apprendre - c'est un début! - que la souveraineté sur un territoire donné ne trouve généralement sa légitimité que dans l'occupation de facto dudit territoire. Ainsi, un état, un pays, une nation peut difficilement prétendre à la possession et au contrôle d'un territoire qu'il ou qu'elle n'occupe pas. Or, à l'échelle locale, le faible taux d'utilisation de certaines de nos infrastructures publiques - du parc Milette parmi bien d'autres - me procure un certain degré de mélancolie associé à la tristesse et au dépit de voir que nous, Drummondvillois, prenons si peu possession de certains éléments du patrimoine collectif qui est le nôtre: nos parcs, nos pistes cyclables, nos trottoirs (!), etc. Ces infrastructures appartiennent certes de jure aux citoyens qui les payent via leurs taxes, mais trop peu d'entre eux se prévalent de leur droit d'en jouir, de sorte qu'à terme, le développement municipal finit par se faire dans une logique non plus de développement d'un milieu de vie harmonieux, mais plutôt dans une perspective purement utilitaire. En termes concrets, pourquoi investir pour faire des trottoirs si les gens s'en servent si peu?
À titre d'exemple, lorsque que la Ville a procédé à la rénovation au complet du boulevard Lemire entre la rue Saint-Pierre et l'autoroute 20 il y a quelques années, le projet a mené au doublement des voies motorisées, qui ont passé de deux à quatre, mais aucun trottoir ni piste cyclable n'a été aménagé sur toute la longueur de ce segment. Triste développement!
C'est sans doute discutable, mais pour moi, la richesse d'un milieu passe nécessairement par la capacité à pouvoir le découvrir à pied et à le partager avec le plus grand nombre de mes concitoyens. Oui, Drummondvillois de la Terre, osez profiter des trottoirs là où il y en a (pas dans mon quartier malheureusement), envahissez les pistes cyclables qui forment un joli et vaste réseau à travers la ville et courez vite au parc le plus proche pour l'animer de votre présence dont il a besoin pour justifier qu'on l'entretienne mieux et qu'on l'embellisse.
Personnellement, je serais ravi si un jour, en visite dans l'aire de jeu du parc Milette, ma fille devait opter pour une des balançoires noires parce que d'autres enfants déjà sur place occuperaient déjà la balançoire unique pour laquelle ils manifesteraient eux aussi une préférence: la jaune!
Il y a quelques jours, par un crépuscule ensoleillé mais frisquet de ce début mai, nous sommes allés faire un tour au parc en famille. Il faut savoir que cette activité simple a la cote chez nous car, alors que l'été dernier elle était encore trop petite pour apprécier les sensations fortes offertes par les balançoires, la Princesse centricoise a depuis l'arrivée de l'actuel printemps découvert le plaisir de ces manèges version 1.0, d'où les visites plus fréquentes dans les parcs municipaux.
C'est donc par un beau temps frais que nous nous sommes rendus au parc Milette aux abords de la rue Saint-Damase - Princesse y aime beaucoup la balançoire jaune! Une fois là-bas, ce qui m'a immédiatement frappé, c'est à quel point le parc était désert. Il n'y avait notamment aucune âme roulant sur la piste cyclable, que ce soit en vélo, en patins, en poussette ou autres. À l'intérieur de ce grand parc où nous arrivions, sur les courts de tennis et le terrain de volleyball (ce dernier sans filet), dans la section boisée parsemée de bancs et de tables à pique-nique adjacente à la piscine décrépite: pas un chat! Sauf... une dizaine de personnes (10 précisément) - un groupe composé d'hommes et de femmes; d'adultes, d'ados et d'enfants - et un petit chien trapu à la démarche lourdaude qui me rappelait celui d'une annonce de Kibles 'n Bits de ma jeunesse. Personne d'autre dans tout le parc que ce petit groupe qui se trouvait, lui, du côté du module de jeux.
De ce groupe, certains se balançaient, d'autres jouaient au ballon tranquillement, le chien venait fouiner de temps en temps de notre côté en étant aussitôt rappelé d'un vif «¡Ven aquí!»... Ah! Je n'avais pas mentionné ce détail, mais le groupe en était un de latinos, de Néo-Centricois, possiblement d'origine colombienne vu la présence importante de cette minorité à Drummondville, mais je ne leur ai pas demandé, alors qu'en sais-je au fond? En fait, ça n'a aucune importance dans mon propos, outre le fait qu'il m'a été réconfortant de constater qu'eux - Drummondvillois d'adoption - savent s'approprier ce que leur ville a à offrir et, du coup, qu'ils insufflent un brin de joie de vivre au bourg à bien des égards somnolent qui les a accueillis.
En les voyant, j'ai songé tout de suite à ces parcs au Mexique que j'ai encore pu voir récemment, pris d'assaut quotidiennement par les habitants, et j'ai ressenti une pointe de tristesse. En ce beau début de soirée printanière, le parc aurait revêtu, n'eut été de la présence du groupe ci-haut mentionné (et la nôtre), l'ambiance d'un cimetière.
Alors que j'étais encore jeunot, mes études en science politique m'ont permis d'apprendre - c'est un début! - que la souveraineté sur un territoire donné ne trouve généralement sa légitimité que dans l'occupation de facto dudit territoire. Ainsi, un état, un pays, une nation peut difficilement prétendre à la possession et au contrôle d'un territoire qu'il ou qu'elle n'occupe pas. Or, à l'échelle locale, le faible taux d'utilisation de certaines de nos infrastructures publiques - du parc Milette parmi bien d'autres - me procure un certain degré de mélancolie associé à la tristesse et au dépit de voir que nous, Drummondvillois, prenons si peu possession de certains éléments du patrimoine collectif qui est le nôtre: nos parcs, nos pistes cyclables, nos trottoirs (!), etc. Ces infrastructures appartiennent certes de jure aux citoyens qui les payent via leurs taxes, mais trop peu d'entre eux se prévalent de leur droit d'en jouir, de sorte qu'à terme, le développement municipal finit par se faire dans une logique non plus de développement d'un milieu de vie harmonieux, mais plutôt dans une perspective purement utilitaire. En termes concrets, pourquoi investir pour faire des trottoirs si les gens s'en servent si peu?
À titre d'exemple, lorsque que la Ville a procédé à la rénovation au complet du boulevard Lemire entre la rue Saint-Pierre et l'autoroute 20 il y a quelques années, le projet a mené au doublement des voies motorisées, qui ont passé de deux à quatre, mais aucun trottoir ni piste cyclable n'a été aménagé sur toute la longueur de ce segment. Triste développement!
C'est sans doute discutable, mais pour moi, la richesse d'un milieu passe nécessairement par la capacité à pouvoir le découvrir à pied et à le partager avec le plus grand nombre de mes concitoyens. Oui, Drummondvillois de la Terre, osez profiter des trottoirs là où il y en a (pas dans mon quartier malheureusement), envahissez les pistes cyclables qui forment un joli et vaste réseau à travers la ville et courez vite au parc le plus proche pour l'animer de votre présence dont il a besoin pour justifier qu'on l'entretienne mieux et qu'on l'embellisse.
Personnellement, je serais ravi si un jour, en visite dans l'aire de jeu du parc Milette, ma fille devait opter pour une des balançoires noires parce que d'autres enfants déjà sur place occuperaient déjà la balançoire unique pour laquelle ils manifesteraient eux aussi une préférence: la jaune!
mercredi 2 mai 2012
Léger microbrassage d'une affirmation du Commissariat au commerce
Dans un récent communiqué publié par le journal L'Express (http://www.journalexpress.ca/Economie/Commerce/2012-04-05/article-2948220/Une-boutique-specialisee-en-bieres-ouvre-ses-portes-au-centre-ville/1), on informait les lecteurs de l'ouverture récente d'« une nouvelle boutique spécialisée en bières de micro‐brasserie » sur la rue Heriot : le Carrefour des bières.
D'entrée de jeu, il s'agit d'une bonne nouvelle de voir une telle boutique spécialisée venir enrichir l'offre marchande au centre-ville de Drummondville, une zone commerciale dotée d'un potentiel phénoménal mais moribonde depuis trop longtemps, malgré de perpétuelles opérations factices de relations publiques, voire de pétage de bretelles, aux retombées questionnables pour tenter de convaincre les citoyens de Drummondville que la montagne de ressources et de beaux discours consacrés à la revitalisation de leur centre-ville n'accouche pas chaque fois d'une souris. Donc, oui, cet investissement privé qui contribuera à dynamiser le secteur – comme bon nombre d'autres investissements importants, visibles et tout aussi privés l'ont fait depuis quelques années – ne peut qu'être salué.
Là où le communiqué suscite la surprise, c'est dans sa façon de présenter cet investissement comme étant créateur d'inédit dans la région : «(…) le Carrefour des bières vient, selon le Commissariat au commerce, combler une offre commerciale quasi inexistante à Drummondville dans le contexte où le marché de la bière spécialisée est en pleine croissance.
Une offre commerciale quasi inexistante à Drummondville? Ah oui? Ce sont les marchands ayant déjà pignon sur rue et qui ont mis temps et effort depuis des années pour développer ce créneau des bières de microbrasseries qui ont dû être contents de lire cette singulière déclaration du… Commissariat au commerce.
Cela dit, si vous êtes à la fois amateur de bonne bière ET Drummondvillois, il est certain que ce que je viens de partager dans cette envolée n'est déjà plus un secret pour vous depuis longtemps et que vous faites possiblement déjà partie de la clientèle nombreuse qui fait que l'endroit ne semble pas être à proprement parler caractérisé par une quasi inexistence.
D'ailleurs, ça me rappelle que, à l'époque où j'étais étudiant dans les années 1990, il m'arrivait les fins de semaine de ramener de Montréal quelques bouteilles de Saint-Ambroise (la blonde), étant donné que ma bière favorite était à l'époque introuvable en sol centricois, ce qui n'est plus nécessaire de nos jours étant donné que ladite offre commerciale quasi inexistante à Drummondville est au contraire bien présente et largement implantée chez nous, donnant aux biérophiles de la région accès à un vaste choix dans ce segment de marché.
En fait, ce qui manque à Drummondville, c'est de pouvoir s'enorgueillir d'avoir sa propre microbrasserie locale. Trois-Rivières a entre autres brasseurs Les Frères Houblon, Joliette peut compter sur L'Alchimiste, à Granby sont concoctées les bières de la brasserie Le Grimoire, Multi-Brasses fait la fierté de Tingwick tandis que Les Brasseurs du Monde produisent leur gamme de bières dans leurs installations de Saint-Hyacinthe, etc. Pendant ce temps, la capitale centricoise ne compte pas encore à son actif un joueur de l'industrie brassicole.
Le jour où une microbrasserie verra le jour à Drummondville, le Commissariat au commerce aura toutes les raisons d'être en pavoison devant cette venue et de féliciter l'arrivée de la nouveauté sur le territoire drummondvillois.
En attendant, je lève bien humblement mon verre au succès du Carrefour des bières, situé au 189-A de la rue Heriot à Drummondville.
Sur Facebook: https://www.facebook.com/pages/Carrefour-des-bi%C3%A8res/261178417255961
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