Il y a quelques heures, au volant de ma voiture, j'ai effectué l'arrêt obligatoire sur la rue Saint-Georges au coin de Pelletier. En même temps (vraiment en même temps), deux véhicules se sont immobilisés au même arrêt de chaque côté de moi sur la rue Pelletier.
Voulant appliquer la règle qui m'a été inculquée lorsque j'ai jadis suivi mon cours de conduite, j'ai fait comme d'habitude: en cas de doute sur le véhicule qui s'est arrêté en premier, «le véhicule qui vient de la droite a la priorité». (http://www.roulonsavecclasse.com/priorite-circulation.html)
Sauf qu'à ma droite, alors que j'ai d'abord attendu, la personne qui était au volant avait plutôt décidé que ce n'est pas elle qui passerait. Je lui ai donc fait un timide signe quand, tout à coup à ma gauche: «POUET!».
Je me suis retourné pour voir le passager du véhicule me faire des signes de la main hors de sa fenêtre que je traduirais par «Enwèye!». Mais le conducteur de l'auto, un jeune homme, ne voyait pas la situation du même avis. En fait, son avis devait être le même que le mien, étant donné qu'il me faisait «NON» de la tête en pointant son passager - en apparence son père - par de grands gestes désapprobateurs.
Puis, le véhicule à ma droite a fini par s'engager dans l'intersection, non sans finalement allumer son clignotant pour signaler son intention de tourner à gauche devant moi; un lent décollage après lequel j'ai pu effectuer le mien.
En tournant à mon tour, j'ai vu le jeune homme mal à l'aise, l'air encore indisposé par ce coup de klaxon qu'il n'avait pas autorisé. Pour ma part, je tiens à le remercier d'être un exemple vivant pour combattre le préjugé que tous les jeunes sont des fous au volant. Aussi, j'en profite pour lui témoigner in absentia qu'il peut être fier de conduire intelligemment et de savoir prendre le temps de respirer car au fond, cet après-midi au coin Pelletier-Saint-Georges, personne ne fuyait une guerre civile ou la trajectoire d'un typhon pour justifier quelque impatience que ce soit à ce moment précis.
Et à son père - dont le geste n'avait tout de même rien de bien agressif - je lui témoigne qu'il peut également être fier et rassuré de pouvoir compter sur un fils dont le calme et la patience sauront être de pertinentes vertus si d'aventure en vieillissant certains gestes de papa ralentissaient la cadence de la vie effrénée... aux intersections ou ailleurs!
Actualités du Centre-du-Québec (et d'ailleurs) exclusives et revisitées par l'œil complètement biaisé de notre équipe chevronnée. Même au royaume de la poutine et du bonheur, quand une nouvelle est trop sérieuse, mieux vaut en rire. Notre engagement est toutefois de perpétuer avec rigueur une certitude universelle: si c'est écrit sur Internet, c'est que c'est vrai!
mardi 3 septembre 2013
mardi 20 août 2013
Toponymie municipale: en avons-nous pour notre 'Dollard'?
À Drummondville, la rue Dollard est une courte voie à sens unique qui longe le boulevard Saint-Joseph et relie la rue Celanese à la rue du Moulin.
Comme on peut s'y attendre, cette rue à été nommée à la mémoire de Dollard des Ormeaux, «héros québécois qui, dit-on, aurait repoussé les attaques des iroquois contre le fort de Long-Sault au printemps de 1660». Dans sa fiche descriptive, la Commission de toponymie du Québec ajoute: «Cette rue a été nommée le 19 octobre 1937.»
(http://www.toponymie.gouv.qc.ca/CT/ToposWeb/Fiche.aspx?no_seq=277027)
Or, si vous passez par là - ce qu'un demi-tour vers le centre-ville m'a amené à faire récemment - n'ajustez pas votre appareil: vous pourrez constater que la rue Dollard que vous emprunterez devient à son autre extrémité la rue... Dollars!
Il y a bien encore chaque année des commerçants qui, volontairement ou pas, font preuve d'une ignorance crasse et profite du lundi férié précédant le 25 mai pour nous offrir à grands renforts de publicité leurs spéciaux de la fête du Dollar, cela même si, au Québec, ce jour n'est officiellement plus la fête de Dollard depuis 2002, ayant été renommé Journée nationale des patriotes.
(http://www.oqlf.gouv.qc.ca/actualites/capsules_hebdo/victoria_dollard_patriotes_20050512.html)
Toutefois, ici, l'erreur d'appellation est d'autant plus surprenante qu'elle est inscrite dans la signalisation municipale officielle. De plus, l'inscription Rue Dollars sur un panonceau de la Ville comporte un aspect ironique dans le contexte où les autorités municipales viennent de compléter en 2012 le processus d'harmonisation des noms de rues de Drummondville.
(http://www.journalexpress.ca/Actualites/2012-05-23/article-2986006/La-Ville-de-Drummondville-a-entrepris-dharmoniser-le-nom-de-ses-rues/1)
Ainsi, outre Jacques Adhemar qui a été oublié dans le processus, force est de constater que le nom de la rue Dollard-Dollars, lui, gagnerait encore à être harmonisé sur le terrain!
En espérant que ce petit impair toponymique n'aura pas engendré une trop grande dépense en... dollars!
Comme on peut s'y attendre, cette rue à été nommée à la mémoire de Dollard des Ormeaux, «héros québécois qui, dit-on, aurait repoussé les attaques des iroquois contre le fort de Long-Sault au printemps de 1660». Dans sa fiche descriptive, la Commission de toponymie du Québec ajoute: «Cette rue a été nommée le 19 octobre 1937.»
(http://www.toponymie.gouv.qc.ca/CT/ToposWeb/Fiche.aspx?no_seq=277027)
Or, si vous passez par là - ce qu'un demi-tour vers le centre-ville m'a amené à faire récemment - n'ajustez pas votre appareil: vous pourrez constater que la rue Dollard que vous emprunterez devient à son autre extrémité la rue... Dollars!
Il y a bien encore chaque année des commerçants qui, volontairement ou pas, font preuve d'une ignorance crasse et profite du lundi férié précédant le 25 mai pour nous offrir à grands renforts de publicité leurs spéciaux de la fête du Dollar, cela même si, au Québec, ce jour n'est officiellement plus la fête de Dollard depuis 2002, ayant été renommé Journée nationale des patriotes.
(http://www.oqlf.gouv.qc.ca/actualites/capsules_hebdo/victoria_dollard_patriotes_20050512.html)
Toutefois, ici, l'erreur d'appellation est d'autant plus surprenante qu'elle est inscrite dans la signalisation municipale officielle. De plus, l'inscription Rue Dollars sur un panonceau de la Ville comporte un aspect ironique dans le contexte où les autorités municipales viennent de compléter en 2012 le processus d'harmonisation des noms de rues de Drummondville.
(http://www.journalexpress.ca/Actualites/2012-05-23/article-2986006/La-Ville-de-Drummondville-a-entrepris-dharmoniser-le-nom-de-ses-rues/1)
Ainsi, outre Jacques Adhemar qui a été oublié dans le processus, force est de constater que le nom de la rue Dollard-Dollars, lui, gagnerait encore à être harmonisé sur le terrain!
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Mise à jour du 30 août 2013
Tel que mentionné en commentaire, le panonceau erroné a été remplacé.
En espérant que ce petit impair toponymique n'aura pas engendré une trop grande dépense en... dollars!
lundi 29 juillet 2013
La gestion des déchets au Québec: ce que WM et vos élus municipaux ne vous ont pas dit!
En entrevue ce midi à l'émission Dutrizac au 98,5, l'animateur Louis Lacroix s'est entretenu avec Denis Blaquière, qui a réalisé le documentaire La poubelle province, au sujet de l'industrie de l'enfouissement des déchets au Québec. C'est là un thème qui nous concerne au premier plan à Drummondville et pour lequel nous avons, selon le point de vue, reçu tant d'information ou subi tant de désinformation au cours de la dernière année.
Dans cette entrevue, Monsieur Blaquière explique entre autres comment la concentration de l'industrie des déchets dans les mains de quelques gros joueurs - dont Waste Management - nuit au principe de saine gestion de nos déchets. Il parle aussi de la situation actuelle au Québec qui en est une de «concurrence déloyale entre l'industrie des enfouisseurs et l'industrie des recycleurs», où il en coûte encore moins cher d'enfouir les déchets que de les recycler et de les revaloriser en créant du coup bon nombre d'emplois pour le faire.
Bien sûr, ni Waste Management ni les élus municipaux qui défendaient unanimement le projet d'agrandissement du site d'enfouissement n'étaient de cet avis lorsqu'ils tentaient de convaincre les Drummondvillois l'an dernier que de dire Oui au développement d'un dépotoir encore plus gros ne pouvait qu'être positif (souvenez-vous de la publicité postale!) «pour l'emploi, pour l'économie, pour l'environnement».
Pour écouter l'entrevue:
http://www.985fm.ca/webradio/#/dutrizac-393/louis-lacroix-1185/2013-07-29-il-semble-que-l-industrie-des-dechets-soit-plus-lu-185045.mp3
Bande-annonce du documentaire La poubelle province:
Citations tirées de l'entrevue:
«Un des principes de base d'une saine gestion écologique des déchets, c'est que chaque territoire gère ses déchets sur SON territoire.»
«Tant que le gouvernement va permettre qu'on enfouisse à 40 piastres la tonne, jamais l'industrie du recyclage va prendre le dessus.»
Denis Blaquière, réalisateur du documentaire La poubelle province
Dans cette entrevue, Monsieur Blaquière explique entre autres comment la concentration de l'industrie des déchets dans les mains de quelques gros joueurs - dont Waste Management - nuit au principe de saine gestion de nos déchets. Il parle aussi de la situation actuelle au Québec qui en est une de «concurrence déloyale entre l'industrie des enfouisseurs et l'industrie des recycleurs», où il en coûte encore moins cher d'enfouir les déchets que de les recycler et de les revaloriser en créant du coup bon nombre d'emplois pour le faire.
Bien sûr, ni Waste Management ni les élus municipaux qui défendaient unanimement le projet d'agrandissement du site d'enfouissement n'étaient de cet avis lorsqu'ils tentaient de convaincre les Drummondvillois l'an dernier que de dire Oui au développement d'un dépotoir encore plus gros ne pouvait qu'être positif (souvenez-vous de la publicité postale!) «pour l'emploi, pour l'économie, pour l'environnement».
Pour écouter l'entrevue:
http://www.985fm.ca/webradio/#/dutrizac-393/louis-lacroix-1185/2013-07-29-il-semble-que-l-industrie-des-dechets-soit-plus-lu-185045.mp3
Bande-annonce du documentaire La poubelle province:
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Citations tirées de l'entrevue:
«Un des principes de base d'une saine gestion écologique des déchets, c'est que chaque territoire gère ses déchets sur SON territoire.»
«Tant que le gouvernement va permettre qu'on enfouisse à 40 piastres la tonne, jamais l'industrie du recyclage va prendre le dessus.»
Denis Blaquière, réalisateur du documentaire La poubelle province
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