jeudi 6 décembre 2012

Signes précurseurs (et fantaisistes) de la légalisation de la marijuana dans le Washington

J'ai de la boucane dans mes barniques
La langue me pique en tabarnique
La fumée me sort par les trous de nez
Comme par un tuyau de cheminée

C'est à compter d'aujourd'hui 6 décembre 2012 que les citoyens de l'état de Washington peuvent joindre les paroles de cette chanson de Robert Charlebois (Ô cannabis) à l'acte, et ce en toute tranquilité d'esprit. En effet, cet état du nord-ouest américain va de l'avant avec la légalisation de la marijuana, décision entérinée par la population à l'issue d'un référendum tenu à l'occasion des élections du mois dernier. (http://www.radio-canada.ca/regions/colombie-britannique/2012/12/05/008-legalisation-marijuana-washington.shtml)

Personnellement, je suis on-ne-peut-plus d'accord avec ce choix collectif. Mais, ne vous méprenez pas sur les motifs de ma sympathie; le Centricois vous l'affirme solennellement: il n'a JAMAIS fumé de marijuana de toute sa vie.

Voilà un aveu qui risque de le desservir si jamais un jour il entretenait l'espoir d'occuper une fonction du service public. C'est que, entre vous et moi, dans un contexte - culturel? - où un homme qui a déjà avoué avoir consommé de la cocaïne alors qu'il occupait un poste de ministre peut se voir nommer Délégué général du Québec à New York, comment le nom d'un type qui n'a jamais fumé de mari pourrait-il seulement être envisager pour faire quoi que ce soit au service de l'État? Mais bon, ça, c'est un autre dossier...

Pour en revenir à la légalisation du pot dans l'état de Washington, je voudrais attirer votre attention sur une tranche de ma vie qui démontre hors de tout doute que cette révolution des moeurs était prédestinée à se produire dans ce coin de pays.

Adolescent, l'auteur de ces lignes a vécu un certain temps dans le nord de la Californie, où si vous préférez dans le mythique état de Jefferson*, une entité politique qui n'apparait pas sur les cartes, mais qui existe dans bien des coeurs et des esprits. (Il y a fort à parier que j'aborderai ici un jour le thème de l'état de Jefferson, que je trouve fascinant!) (http://en.wikipedia.org/wiki/Jefferson_(Pacific_state)

D'entrée de jeu, vivre son quotidien sur le territoire d'un état américain (le 51e) qui n'existe pas est une porte ouverte au préjugé qu'il faut vraiment en fumer du bon pour planer autant sur de telles chimères politiques.

Mais le potentiel de cabotinerie ne s'arrête pas là!

Là-bas, j'ai habité dans une toute petite et charmante communauté du nom de Seiad Valley. Au départ, le nom, qui origine d'une langue amérindienne, s'écrivait SCIAD. Mais, la petite histoire veut que le maître des postes de l'époque (autour de 1867), en rédigeant sa demande pour obtenir son tampon pour étamper les lettres, aurait rempli le formulaire négligemment, de sorte que la U.S. Postal Service a interprété qu'il s'agissait d'un E plutôt que d'un C et a émis l'objet orthographié SEIAD.

Ça explique pourquoi un nom écrit aussi bizarrement se prononce ainsi. Mais, ce que l'histoire n'explique pas en revanche, c'est ce que pouvait bien avoir mis le maître des postes dans ses muffins pour en arriver à écrire si mal, d'une part, et laisser passer une telle erreur pour la postérité par la suite.

Non, l'histoire ne dit pas pourquoi on a préféré changer le nom officiel de la communauté pour toujours plutôt que de faire changer le tampon erroné. Mais, cette erreur à saveur psychédélique, qui soit dit en passant est survenue dans une région où circulent également dans les forêts le mystérieux Bigfoot selon de nombreux témoignages (!), sert ici mon propos fantaisiste. 
Et ça ne s'arrête pas là. La municipalité voisine où se trouve le high school régional où j'ai étudié est éthymologiquement parlant le siège même du bonheur: Happy Camp! Il me semble évident qu'en entendant ce nom, vous vous dites qu'Happy Camp est à coup sûr un hameau où l'herbe est plus verte qu'ailleurs!

Mais, d'autres habitants du comté de Siskiyou n'allaient se laisser impressionner par un tel hommage toponymique aux effets du tabac qui fait rire.

Ainsi, la région compte également le village de McCloud, sorte de croisement entre le résultat de la combustion de la substance (cloud = nuage) et le préfixe du fast food où le consommateur de cannabis assouvit son trip de bouffe a posteriori.

Puis, il y a cet autre lieu qui, lui, ne nécessite aucune mise en contexte. À quelques kilomètres de McCloud, le curieux trouvera également sur la carte le village de... Weed (littéralement «Herbe»)!

Enfin, il existe un dernier exemple délirant (mon préféré!) qui démontre avec toute la crédibilité du monde que les bâtisseurs du coin avaient tous les traits des précurseurs des acteurs actuels de la légalisation de la marijuana dans le Washington un peu plus au nord. Cet exemple, c'est celui de la capitale de l'état de Jefferson, à savoir la ville d'Yreka.

Comment Yreka - appellation originale et aventure de prononciation s'il en est une! - a-t-elle hérité de son nom pour le moins singulier? Voici l'anecdote: un jour, un étranger qui arrivait dans ce camp isolé et naissant vit l'enseigne d'une boulangerie-pâtisserie (en anglais BAKERY) qui trainait quelque part en attente d'être installée. Son point de vue faisait en sorte qu'il ne voyait pas le B et que les autres lettres lui apparaissaient à l'envers. Il figura donc que ce mot, YREKA, était le nom de l'endroit, ce qui plut aux autres hommes du camp qui l'utilisèrent par la suite! 

... Ayoye! Avouez que vous êtes aussi impressionné que je le suis! Si après ça, vous n'êtes pas convaincu qu'il y a quelque chose dans l'air montagneux de l'ouest américain qui augmente la propension à vouloir légaliser la marijuana, j'abdicte à essayer de vous convaincre!

Cela dit - sérieusement cette fois - j'espère que cette initiative de l'état de Washington sera un succès, non pas que je sois un partisan de l'encouragement à la consommation de cannabis, mais je suis sans contredit pour la décriminalisatioin et pour la responsabilisation.

En attendant l'apparition d'une telle législation chez nous, il faut souligner ce Jour 1 de légalisation de la marijuana dans l'état de Washington et souhaiter qu'il changera pour le mieux l'histoire et les moeurs.

* * * * *


* La partie nord de la Californie – et le sud de l'Oregon – est connue sous le surnom de Jefferson State. C'est que les gens du nord de la Californie et du sud de l'Oregon se sont toujours sentis mal servis par Sacramento et Salem, alors était né un projet de sécession de la Californie pour créer un nouvel état: le Jefferson.
Pourquoi ça ne s'est pas fait? Au moment où on s'apprêtait à proclamer la naissance de ce nouvel état est survenu un évènement qui a tué le projet en attirant les efforts ailleurs: l'attaque de Pearl Harbor.
On voit le drapeau de Jefferson State flotter à l'occasion dans cette région.


mercredi 28 novembre 2012

Une bougie à souffler pour le Centricois

En effet, c'était il y a un an déjà, le 28 novembre 2011, que votre humble Centricois publiait ici un premier texte qui avait pour sujet l'École aux Quatre-Vents de Drummondville. Vous ne vous rappelez pas de ça? Rassurez-vous, la vie vaut la peine d'être vécue sans ce souvenir.

N'empêche que ce billet fut la bougie d'allumage de ce blogue et, une soixantaine de messages aux thématiques des plus diverses plus tard, prendre le temps de boucler cette première année est un prétexte propice pour tracer un bref bilan via quelques statistiques.

D'abord, notons que c'est en mars dernier que le clavier du Centricois a été le plus actif, avec la publication de 11 messages dont la plupart furent parmi les moins lus (Haha!): un Centricois prolifique mais low profile! Ébauche d'explication: c'est en avril que j'ai notamment abordé quelques-uns de mes souvenirs de voyage de février au Mexique, des thèmes d'un intérêt public limité, j'en conviens.

Côté popularité, un petit conseil si vous tenez un blogue et voulez augmenter le nombre de vos lecteurs, écrivez quelque chose de négatif au sujet de la CAQ. Ainsi, mon «Pourquoi je ne voterai (finalement) pas pour la CAQ» (7 août 2012) est de loin le texte ayant suscité le plus d'intérêt ici, ceci étant dit d'un point de vue tout à fait objectif, car mon objectif était de partager mes réflexions sur mon choix électoral à faire le 4 septembre dernier, en aucun temps à faire du CAQ-bashing facile, une activité qui a la cote, sur Twitter notamment.

C'est que le même auteur - toujours en août - s'est également commis deux fois plutôt qu'une au sujet du PQ, mais sans grand succès de lectorat.

En termes de statistiques de visites, mon texte du 22 décembre 2011 au sujet de la rétrogradation de la lectrice de nouvelles de LCN Mélissa François mérite également une mention.

Bien sûr, certains de mes textes ont suscité un trafic quasi nul. Lesquels? Bof, c'est sans intérêt, l'indifférence étant sans doute le meilleur juge de leur qualité et de leur pertinence à être cités.

Globalement, le mois où http://lecentricois.blogspot.ca/ a été le moins fréquenté fut février 2012, le mois de mon passage à Querétaro notamment, alors que celui qui a suscité le plus d'intérêt fut sans contredit le mois d'août dernier, bonifié par la campagne électorale québécoise.

Pour le reste, après une année complète à publier ici à l'occasion mes réflexions diverses au sujet de tout et de rien, force est d'admettre que le blogue du Centricois suscite en général un intérêt public fort limité. Cela étant dit, tant que l'exercice demeurera amusant et que le temps et l'inspiration le lui permettront, l'auteur de ces lignes continuera à venir ici verser quelques lignes sur tout et sur rien, le bilan de l'exercice au plan personnel étant positif. Par contre,, la vie quotidienne étant ce qu'elle est, c'est-à-dire bien remplie, il y a fort à parier que mes grains de sel saupoudrés ici seront plus épars à l'avenir, comme c'est déjà le cas depuis quelque temps.

Amis lecteurs, en guise de remerciement pour votre intérêt, je souffle avec joie cette première bougie...

Merci.

Le Centricois

Ouverture du Grand Marché, ou quand Wickham devient le centre du Centre-du-Québec


Si, en me lisant, notamment au sujet du carrefour giratoire (http://lecentricois.blogspot.ca/2012/10/pour-un-carrefour-giratoire.html), vous avez trouvé que j'avais des idées de grandeur assaisonnées d'un soupçon de naïve mégalomanie, j'ai des p'tites nouvelles pour vous: je ne suis pas le seul à être inspiré par l'air vivifiant qui circule sur le Centre-du-Québec.

 Et j'ajouterai que je suis même un junior en la matière...

Tout cela pour vous relayer que c'est demain l'ouverture du Grand Marché de Wickham dans l'édifice qui a successivement abrité les défuntes usines Skiroule, Peerless et Beaulieu Canada de Wickham.

Wickham deviendra-t-il le Royaume du bonheur pour les familles centricoises et québécoises en général, un emblême régional au coeur du village natal de votre humble Centricois?

La suite reste à écrire...

En attendant, voici comment d'autres abordent cette ouverture officielle:

http://www.lametropole.com/article/affaires/la-reussite/le-vrai-village-de-nathalie-simard

http://www.journalexpress.ca/Actualites/2012-11-26/article-3128120/Le-Grand-Marche-de-Wickham-voit-le-jour/1

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Liens:

Publicité YouTube - Le Grand Marché de Wickham: http://www.youtube.com/watch?v=UnCP7Ikthsg&feature=relmfu

Site officiel embryonnaire: http://legrandmarchedewickam.com/
http://www.youtube.com/watch?v=UnCP7Ikthsg&feature=relmfu