jeudi 27 mars 2014

La laïcité du paradis fiscal de Philippe Couillard remise en question par le PQ

Coup de théâtre dans la campagne électorale québécoise.

Alors qu'il était pressé de questions au sujet de ses revenus en Arabie Saoudite transférés dans un paradis fiscal, le chef du Parti libéral du Québec Philippe Couillard a vivement défendu son choix en expliquant que l'éducation religieuse qu'il a reçue dans sa jeunesse lui avait toujours enseigné à mettre en œuvre toutes les actions possibles pour se rapprocher du paradis.

Il n'en fallait pas plus pour que le ton de la conférence de presse change et que le chef du PLQ affirme outré que l'incompréhension des journalistes était un signe précurseur des effets néfastes qu'apporterait une Charte de la laïcité sur le Québec dans l'éventualité de l'élection du Parti Québécois.

Sur Twitter, l'affaire a déchainé les passions chez les supporters du Parti Québécois, eux qui sont pourtant reconnus pour être si modérés, objectifs et respectueux d'autrui. L'un d'eux a même écrit, dans un élan de conviction partisane:
Philippe (apôtre) #PLQ + François (pape) #CAQ, des noms qui annoncent le retour des soutanes au Qc. Vive le dogmatisme mais laïque! #Qc2014

Parallèlement, selon la rumeur, le think tank de la campagne libérale songerait à fournir à son cheuf de nouvelles munitions en reprenant à son avantage d'ici le 7 avril un slogan inspiré d'une époque lointaine où la transparence et les débats d'idées caractérisaient les mœurs politiques au Québec:
Le PQ, c'est l'enfer; le PLQ c'est le paradis!

En guise de complément d'information, il convient de rapporter qu'à l'heure où le point de presse de monsieur Couillard n'était pas encore terminé, une jeune femme de la région s'apprêtait à faire parvenir sa déclaration de revenus 2013 à Revenu Québec. Résistant à l'attrait de déposer LÉGALEMENT le p'tit change de ses pourboires dans un compte offshore à l'île de Jersey, la femme - grassement rémunérée de son salaire de serveuse - aurait affirmé d'un ton fier: «Il faut bien que je fasse ma part comme tout le monde pour le financement de notre projet de société. Si moi je ne le fais pas, comment pourrais-je après ça exiger des politiciens pour qui je vote de faire preuve du même sens de la collectivité?»

mardi 25 mars 2014

Sondage: Le PLQ en chute libre dans les intentions de vote

Au moment où les troupes de Philippe Couillard voguait avec confiance vers l'obtention d'une majorité parlementaire à l'élection du 7 avril, un nouveau sondage exclusif révèle que les appuis au Parti libéral du Québec sont maintenant en chute libre dans les intentions de vote des Québécois.

L'enquête révèle sans équivoque que c'est la perspective d'entendre chaque jour le mot référendum durant le prochain mandat qui cause l'effondrement des appuis au PLQ.

Réagissant à la situation, des sources proches du parti auraient révélé qu'il est impératif de revoir la stratégie de campagne et de clarifier la position constitutionnelle du parti. Ainsi, au cours des deux prochaines semaines, Philippe Couillard martèlera vouloir tenir un référendum dès son arrivée au pouvoir pour régler la question une fois pour toutes et demandera aux Québécois de répondre à la question claire: Voulez-vous un référendum?

Par ailleurs, après que Jean Charest se soit défilé devant les questions des journalistes alors qu'il prononçait une allocution à Montréal plus tôt cette semaine, l'un de nos infiltrés affirme en outre, sous le couvert de l'anonymat, qu'un nouvel acteur d'impact fera sous peu son entrée dans la campagne pour donner un nouveau souffle à la campagne du PLQ: «Ce qui importe, c'est de pouvoir compter sur des personnalités crédibles et populaires au Québec; c'est indéniable à ce moment-ci - et nos sondages internes le confirment - que le vrai capitaine pour défendre le fédéralisme, c'est Stephen Harper. Les Québécois sont émotifs et le succès électoral est une affaire de charisme; c'est pourquoi nous y allons aussi fort!»

Appelé à confirmer l'information, Sam Hamad aurait émis un bref commentaire à l'effet que les engagements de son parti sont aussi solides que les paralumes du tunnel Ville-Marie, avant de s'esquiver en prétextant devoir se rendre au plus vite au Colisée pour acheter ses billets pour les Nordiques afin d'empêcher la séparation du Québec.

Parallèlement, selon nos sources, PKP serait en danger dans Saint-Jérôme, le candidat péquiste étant aux prises avec une vague de haine depuis qu'un internaute aurait écrit sur son fil Twitter:

J'M la recette original de PKP pour se graissé les doigt mais c mauvais pour ma santé + mon budget! #poulet


L'information selon laquelle l'internaute aurait été embauché comme rédacteur de discours par le PLQ à titre de spécialiste des questions de santé et d'économie reste à confirmer.

vendredi 21 mars 2014

Sondage exclusif: 100% des chômeurs se disent en chômage

Alors que le chômeur québécois a maintes fois été le Muguette Paillé de la soirée d'hier dans la bouche des politiciens, un sondage réalisé au lendemain du débat télévisé entre les quatre chefs des principaux partis révèle que 100% des chômeurs n'en ont rien à cirer des statistiques sur l'emploi exposées par chacun des protagonistes. L'enquête révèle aussi qu'aucun Québécois sans emploi ne regarde les statistiques en se disant: "Wow! Le taux de chômage a baissé: ma situation s'améliore!"

Le sondage, réalisé auprès d'un homme de la région de Drummondville, ne comporte aucune marge d'erreur et présente un niveau de confiance de 20 fois sur 20.

Par ailleurs, en parallèle à ce sondage, l'Institut de la statistique du Québec y va d'une constatation troublante et inattendue en ce qui a trait aux chiffres de l'emploi. Ainsi, l'ISQ révèle que, pris individuellement, chaque personne sans emploi au Québec présente un inquiétant taux de chômage de 100%.

Appelé à commenter les résultats du sondage, l'homme de la rue a réagi en ces termes: "Je ne peux pas croire qu'au nombre de Tim Hortons qu'il y a à Drummond, il n'y ait pas d'la job pour tout le monde!"

Parallèlement, selon nos sources, avant d'être assassiné en pleine rue hier soir, un électeur aurait confié en ces termes à son entourage être satisfait de la baisse du taux de criminalité évoquée fièrement tant par le gouvernement que par les partis d'opposition: "Moi, des belles statistiques comme celles-là, ça me rend donc heureux!"