mardi 25 mars 2014

Sondage: Le PLQ en chute libre dans les intentions de vote

Au moment où les troupes de Philippe Couillard voguait avec confiance vers l'obtention d'une majorité parlementaire à l'élection du 7 avril, un nouveau sondage exclusif révèle que les appuis au Parti libéral du Québec sont maintenant en chute libre dans les intentions de vote des Québécois.

L'enquête révèle sans équivoque que c'est la perspective d'entendre chaque jour le mot référendum durant le prochain mandat qui cause l'effondrement des appuis au PLQ.

Réagissant à la situation, des sources proches du parti auraient révélé qu'il est impératif de revoir la stratégie de campagne et de clarifier la position constitutionnelle du parti. Ainsi, au cours des deux prochaines semaines, Philippe Couillard martèlera vouloir tenir un référendum dès son arrivée au pouvoir pour régler la question une fois pour toutes et demandera aux Québécois de répondre à la question claire: Voulez-vous un référendum?

Par ailleurs, après que Jean Charest se soit défilé devant les questions des journalistes alors qu'il prononçait une allocution à Montréal plus tôt cette semaine, l'un de nos infiltrés affirme en outre, sous le couvert de l'anonymat, qu'un nouvel acteur d'impact fera sous peu son entrée dans la campagne pour donner un nouveau souffle à la campagne du PLQ: «Ce qui importe, c'est de pouvoir compter sur des personnalités crédibles et populaires au Québec; c'est indéniable à ce moment-ci - et nos sondages internes le confirment - que le vrai capitaine pour défendre le fédéralisme, c'est Stephen Harper. Les Québécois sont émotifs et le succès électoral est une affaire de charisme; c'est pourquoi nous y allons aussi fort!»

Appelé à confirmer l'information, Sam Hamad aurait émis un bref commentaire à l'effet que les engagements de son parti sont aussi solides que les paralumes du tunnel Ville-Marie, avant de s'esquiver en prétextant devoir se rendre au plus vite au Colisée pour acheter ses billets pour les Nordiques afin d'empêcher la séparation du Québec.

Parallèlement, selon nos sources, PKP serait en danger dans Saint-Jérôme, le candidat péquiste étant aux prises avec une vague de haine depuis qu'un internaute aurait écrit sur son fil Twitter:

J'M la recette original de PKP pour se graissé les doigt mais c mauvais pour ma santé + mon budget! #poulet


L'information selon laquelle l'internaute aurait été embauché comme rédacteur de discours par le PLQ à titre de spécialiste des questions de santé et d'économie reste à confirmer.

vendredi 21 mars 2014

Sondage exclusif: 100% des chômeurs se disent en chômage

Alors que le chômeur québécois a maintes fois été le Muguette Paillé de la soirée d'hier dans la bouche des politiciens, un sondage réalisé au lendemain du débat télévisé entre les quatre chefs des principaux partis révèle que 100% des chômeurs n'en ont rien à cirer des statistiques sur l'emploi exposées par chacun des protagonistes. L'enquête révèle aussi qu'aucun Québécois sans emploi ne regarde les statistiques en se disant: "Wow! Le taux de chômage a baissé: ma situation s'améliore!"

Le sondage, réalisé auprès d'un homme de la région de Drummondville, ne comporte aucune marge d'erreur et présente un niveau de confiance de 20 fois sur 20.

Par ailleurs, en parallèle à ce sondage, l'Institut de la statistique du Québec y va d'une constatation troublante et inattendue en ce qui a trait aux chiffres de l'emploi. Ainsi, l'ISQ révèle que, pris individuellement, chaque personne sans emploi au Québec présente un inquiétant taux de chômage de 100%.

Appelé à commenter les résultats du sondage, l'homme de la rue a réagi en ces termes: "Je ne peux pas croire qu'au nombre de Tim Hortons qu'il y a à Drummond, il n'y ait pas d'la job pour tout le monde!"

Parallèlement, selon nos sources, avant d'être assassiné en pleine rue hier soir, un électeur aurait confié en ces termes à son entourage être satisfait de la baisse du taux de criminalité évoquée fièrement tant par le gouvernement que par les partis d'opposition: "Moi, des belles statistiques comme celles-là, ça me rend donc heureux!"

mardi 3 septembre 2013

Cinq secondes au coin des rues Saint-Georges et Pelletier

Il y a quelques heures, au volant de ma voiture, j'ai effectué l'arrêt obligatoire sur la rue Saint-Georges au coin de Pelletier. En même temps (vraiment en même temps), deux véhicules se sont immobilisés au même arrêt de chaque côté de moi sur la rue Pelletier.

Voulant appliquer la règle qui m'a été inculquée lorsque j'ai jadis suivi mon cours de conduite, j'ai fait comme d'habitude: en cas de doute sur le véhicule qui s'est arrêté en premier, «le véhicule qui vient de la droite a la priorité». (http://www.roulonsavecclasse.com/priorite-circulation.html)

Sauf qu'à ma droite, alors que j'ai d'abord attendu, la personne qui était au volant avait plutôt décidé que ce n'est pas elle qui passerait. Je lui ai donc fait un timide signe quand, tout à coup à ma gauche: «POUET!».

Je me suis retourné pour voir le passager du véhicule me faire des signes de la main hors de sa fenêtre que je traduirais par «Enwèye!». Mais le conducteur de l'auto, un jeune homme, ne voyait pas la situation du même avis. En fait, son avis devait être le même que le mien, étant donné qu'il me faisait «NON» de la tête en pointant son passager - en apparence son père - par de grands gestes désapprobateurs.

Puis, le véhicule à ma droite a fini par s'engager dans l'intersection, non sans finalement allumer son clignotant pour signaler son intention de tourner à gauche devant moi; un lent décollage après lequel j'ai pu effectuer le mien.

En tournant à mon tour, j'ai vu le jeune homme mal à l'aise, l'air encore indisposé par ce coup de klaxon qu'il n'avait pas autorisé. Pour ma part, je tiens à le remercier d'être un exemple vivant pour combattre le préjugé que tous les jeunes sont des fous au volant. Aussi, j'en profite pour lui témoigner in absentia qu'il peut être fier de conduire intelligemment et de savoir prendre le temps de respirer car au fond, cet après-midi au coin Pelletier-Saint-Georges, personne ne fuyait une guerre civile ou la trajectoire d'un typhon pour justifier quelque impatience que ce soit à ce moment précis.

Et à son père - dont le geste n'avait tout de même rien de bien agressif - je lui témoigne qu'il peut également être fier et rassuré de pouvoir compter sur un fils dont le calme et la patience sauront être de pertinentes vertus si d'aventure en vieillissant certains gestes de papa ralentissaient la cadence de la vie effrénée... aux intersections ou ailleurs!