Alors que le chômeur québécois a maintes fois été le Muguette Paillé de la soirée d'hier dans la bouche des politiciens, un sondage réalisé au lendemain du débat télévisé entre les quatre chefs des principaux partis révèle que 100% des chômeurs n'en ont rien à cirer des statistiques sur l'emploi exposées par chacun des protagonistes. L'enquête révèle aussi qu'aucun Québécois sans emploi ne regarde les statistiques en se disant: "Wow! Le taux de chômage a baissé: ma situation s'améliore!"
Le sondage, réalisé auprès d'un homme de la région de Drummondville, ne comporte aucune marge d'erreur et présente un niveau de confiance de 20 fois sur 20.
Par ailleurs, en parallèle à ce sondage, l'Institut de la statistique du Québec y va d'une constatation troublante et inattendue en ce qui a trait aux chiffres de l'emploi. Ainsi, l'ISQ révèle que, pris individuellement, chaque personne sans emploi au Québec présente un inquiétant taux de chômage de 100%.
Appelé à commenter les résultats du sondage, l'homme de la rue a réagi en ces termes: "Je ne peux pas croire qu'au nombre de Tim Hortons qu'il y a à Drummond, il n'y ait pas d'la job pour tout le monde!"
Parallèlement, selon nos sources, avant d'être assassiné en pleine rue hier soir, un électeur aurait confié en ces termes à son entourage être satisfait de la baisse du taux de criminalité évoquée fièrement tant par le gouvernement que par les partis d'opposition: "Moi, des belles statistiques comme celles-là, ça me rend donc heureux!"
Actualités du Centre-du-Québec (et d'ailleurs) exclusives et revisitées par l'œil complètement biaisé de notre équipe chevronnée. Même au royaume de la poutine et du bonheur, quand une nouvelle est trop sérieuse, mieux vaut en rire. Notre engagement est toutefois de perpétuer avec rigueur une certitude universelle: si c'est écrit sur Internet, c'est que c'est vrai!
vendredi 21 mars 2014
mardi 3 septembre 2013
Cinq secondes au coin des rues Saint-Georges et Pelletier
Il y a quelques heures, au volant de ma voiture, j'ai effectué l'arrêt obligatoire sur la rue Saint-Georges au coin de Pelletier. En même temps (vraiment en même temps), deux véhicules se sont immobilisés au même arrêt de chaque côté de moi sur la rue Pelletier.
Voulant appliquer la règle qui m'a été inculquée lorsque j'ai jadis suivi mon cours de conduite, j'ai fait comme d'habitude: en cas de doute sur le véhicule qui s'est arrêté en premier, «le véhicule qui vient de la droite a la priorité». (http://www.roulonsavecclasse.com/priorite-circulation.html)
Sauf qu'à ma droite, alors que j'ai d'abord attendu, la personne qui était au volant avait plutôt décidé que ce n'est pas elle qui passerait. Je lui ai donc fait un timide signe quand, tout à coup à ma gauche: «POUET!».
Je me suis retourné pour voir le passager du véhicule me faire des signes de la main hors de sa fenêtre que je traduirais par «Enwèye!». Mais le conducteur de l'auto, un jeune homme, ne voyait pas la situation du même avis. En fait, son avis devait être le même que le mien, étant donné qu'il me faisait «NON» de la tête en pointant son passager - en apparence son père - par de grands gestes désapprobateurs.
Puis, le véhicule à ma droite a fini par s'engager dans l'intersection, non sans finalement allumer son clignotant pour signaler son intention de tourner à gauche devant moi; un lent décollage après lequel j'ai pu effectuer le mien.
En tournant à mon tour, j'ai vu le jeune homme mal à l'aise, l'air encore indisposé par ce coup de klaxon qu'il n'avait pas autorisé. Pour ma part, je tiens à le remercier d'être un exemple vivant pour combattre le préjugé que tous les jeunes sont des fous au volant. Aussi, j'en profite pour lui témoigner in absentia qu'il peut être fier de conduire intelligemment et de savoir prendre le temps de respirer car au fond, cet après-midi au coin Pelletier-Saint-Georges, personne ne fuyait une guerre civile ou la trajectoire d'un typhon pour justifier quelque impatience que ce soit à ce moment précis.
Et à son père - dont le geste n'avait tout de même rien de bien agressif - je lui témoigne qu'il peut également être fier et rassuré de pouvoir compter sur un fils dont le calme et la patience sauront être de pertinentes vertus si d'aventure en vieillissant certains gestes de papa ralentissaient la cadence de la vie effrénée... aux intersections ou ailleurs!
Voulant appliquer la règle qui m'a été inculquée lorsque j'ai jadis suivi mon cours de conduite, j'ai fait comme d'habitude: en cas de doute sur le véhicule qui s'est arrêté en premier, «le véhicule qui vient de la droite a la priorité». (http://www.roulonsavecclasse.com/priorite-circulation.html)
Sauf qu'à ma droite, alors que j'ai d'abord attendu, la personne qui était au volant avait plutôt décidé que ce n'est pas elle qui passerait. Je lui ai donc fait un timide signe quand, tout à coup à ma gauche: «POUET!».
Je me suis retourné pour voir le passager du véhicule me faire des signes de la main hors de sa fenêtre que je traduirais par «Enwèye!». Mais le conducteur de l'auto, un jeune homme, ne voyait pas la situation du même avis. En fait, son avis devait être le même que le mien, étant donné qu'il me faisait «NON» de la tête en pointant son passager - en apparence son père - par de grands gestes désapprobateurs.
Puis, le véhicule à ma droite a fini par s'engager dans l'intersection, non sans finalement allumer son clignotant pour signaler son intention de tourner à gauche devant moi; un lent décollage après lequel j'ai pu effectuer le mien.
En tournant à mon tour, j'ai vu le jeune homme mal à l'aise, l'air encore indisposé par ce coup de klaxon qu'il n'avait pas autorisé. Pour ma part, je tiens à le remercier d'être un exemple vivant pour combattre le préjugé que tous les jeunes sont des fous au volant. Aussi, j'en profite pour lui témoigner in absentia qu'il peut être fier de conduire intelligemment et de savoir prendre le temps de respirer car au fond, cet après-midi au coin Pelletier-Saint-Georges, personne ne fuyait une guerre civile ou la trajectoire d'un typhon pour justifier quelque impatience que ce soit à ce moment précis.
Et à son père - dont le geste n'avait tout de même rien de bien agressif - je lui témoigne qu'il peut également être fier et rassuré de pouvoir compter sur un fils dont le calme et la patience sauront être de pertinentes vertus si d'aventure en vieillissant certains gestes de papa ralentissaient la cadence de la vie effrénée... aux intersections ou ailleurs!
mardi 20 août 2013
Toponymie municipale: en avons-nous pour notre 'Dollard'?
À Drummondville, la rue Dollard est une courte voie à sens unique qui longe le boulevard Saint-Joseph et relie la rue Celanese à la rue du Moulin.
Comme on peut s'y attendre, cette rue à été nommée à la mémoire de Dollard des Ormeaux, «héros québécois qui, dit-on, aurait repoussé les attaques des iroquois contre le fort de Long-Sault au printemps de 1660». Dans sa fiche descriptive, la Commission de toponymie du Québec ajoute: «Cette rue a été nommée le 19 octobre 1937.»
(http://www.toponymie.gouv.qc.ca/CT/ToposWeb/Fiche.aspx?no_seq=277027)
Or, si vous passez par là - ce qu'un demi-tour vers le centre-ville m'a amené à faire récemment - n'ajustez pas votre appareil: vous pourrez constater que la rue Dollard que vous emprunterez devient à son autre extrémité la rue... Dollars!
Il y a bien encore chaque année des commerçants qui, volontairement ou pas, font preuve d'une ignorance crasse et profite du lundi férié précédant le 25 mai pour nous offrir à grands renforts de publicité leurs spéciaux de la fête du Dollar, cela même si, au Québec, ce jour n'est officiellement plus la fête de Dollard depuis 2002, ayant été renommé Journée nationale des patriotes.
(http://www.oqlf.gouv.qc.ca/actualites/capsules_hebdo/victoria_dollard_patriotes_20050512.html)
Toutefois, ici, l'erreur d'appellation est d'autant plus surprenante qu'elle est inscrite dans la signalisation municipale officielle. De plus, l'inscription Rue Dollars sur un panonceau de la Ville comporte un aspect ironique dans le contexte où les autorités municipales viennent de compléter en 2012 le processus d'harmonisation des noms de rues de Drummondville.
(http://www.journalexpress.ca/Actualites/2012-05-23/article-2986006/La-Ville-de-Drummondville-a-entrepris-dharmoniser-le-nom-de-ses-rues/1)
Ainsi, outre Jacques Adhemar qui a été oublié dans le processus, force est de constater que le nom de la rue Dollard-Dollars, lui, gagnerait encore à être harmonisé sur le terrain!
En espérant que ce petit impair toponymique n'aura pas engendré une trop grande dépense en... dollars!
Comme on peut s'y attendre, cette rue à été nommée à la mémoire de Dollard des Ormeaux, «héros québécois qui, dit-on, aurait repoussé les attaques des iroquois contre le fort de Long-Sault au printemps de 1660». Dans sa fiche descriptive, la Commission de toponymie du Québec ajoute: «Cette rue a été nommée le 19 octobre 1937.»
(http://www.toponymie.gouv.qc.ca/CT/ToposWeb/Fiche.aspx?no_seq=277027)
Or, si vous passez par là - ce qu'un demi-tour vers le centre-ville m'a amené à faire récemment - n'ajustez pas votre appareil: vous pourrez constater que la rue Dollard que vous emprunterez devient à son autre extrémité la rue... Dollars!
Il y a bien encore chaque année des commerçants qui, volontairement ou pas, font preuve d'une ignorance crasse et profite du lundi férié précédant le 25 mai pour nous offrir à grands renforts de publicité leurs spéciaux de la fête du Dollar, cela même si, au Québec, ce jour n'est officiellement plus la fête de Dollard depuis 2002, ayant été renommé Journée nationale des patriotes.
(http://www.oqlf.gouv.qc.ca/actualites/capsules_hebdo/victoria_dollard_patriotes_20050512.html)
Toutefois, ici, l'erreur d'appellation est d'autant plus surprenante qu'elle est inscrite dans la signalisation municipale officielle. De plus, l'inscription Rue Dollars sur un panonceau de la Ville comporte un aspect ironique dans le contexte où les autorités municipales viennent de compléter en 2012 le processus d'harmonisation des noms de rues de Drummondville.
(http://www.journalexpress.ca/Actualites/2012-05-23/article-2986006/La-Ville-de-Drummondville-a-entrepris-dharmoniser-le-nom-de-ses-rues/1)
Ainsi, outre Jacques Adhemar qui a été oublié dans le processus, force est de constater que le nom de la rue Dollard-Dollars, lui, gagnerait encore à être harmonisé sur le terrain!
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Mise à jour du 30 août 2013
Tel que mentionné en commentaire, le panonceau erroné a été remplacé.
En espérant que ce petit impair toponymique n'aura pas engendré une trop grande dépense en... dollars!
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