J'ai reçu mon carton de rappel pour voter au référendum municipal du 24 mars prochain sur la question suivante:
«Êtes-vous d'accord à ce que le site d'enfouissement de Waste Management du secteur Saint-Nicéphore soit agrandi de manière à permettre l'enfouissement d'une quantité de déchets équivalente à la moyenne des dernières années, c'est-à-dire 600 000 tonnes par année et, qu'à cette fin, Waste Management soit autorisée à poursuivre ses activités au cours des prochaines années dans des espaces adjacents au site actuel?»
Première réaction à froid: mais qui donc à Drummondville va voter OUI à ça?
Mais, en grand démocrate, le Centricois tempère son affirmation et veut bien tendre l'oreille.
Ainsi, si vous avez au moins un argument positif (social, environnemental, économique même) pour me convaincre que c'est bon pour Drummondville de continuer à être l'un des principaux points de chute des déchets du Québec, je suis ouvert à l'entendre et le prendre en considération.
Actualités du Centre-du-Québec (et d'ailleurs) exclusives et revisitées par l'œil complètement biaisé de notre équipe chevronnée. Même au royaume de la poutine et du bonheur, quand une nouvelle est trop sérieuse, mieux vaut en rire. Notre engagement est toutefois de perpétuer avec rigueur une certitude universelle: si c'est écrit sur Internet, c'est que c'est vrai!
mercredi 13 mars 2013
mardi 12 février 2013
Des garderies privées non subventionnées qui manifestent sans se priver
En me levant ce matin, RDI annonçait dans ses manchettes la manifestation à Québec des garderies privées non subventionnées.
Ma fille va dans l'une de ces garderies, alors voilà comment j'ironise la chose.
Ma fille va dans l'une de ces garderies, alors voilà comment j'ironise la chose.
Extrait de conversation entre un père et sa fille:
"Ce matin, Cocotte, on ne va pas à la garderie: elle est fermée à cause de Pauline. (Note: Cette affirmation de papa est totalement démagogique mais bon, c'est ce qui sera galvaudé dans les médias par les manifestants à Québec de toute façon.)
-Ah oui papa? Pis à cause de Jean Charest aussi, hein?
-Oui, Cocotte, à cause de Jean Charest aussi!" (Ça c'est ma fille!)
... Et la conversation aurait pu se poursuivre ainsi:
"Et nous, papa, on ne va pas manifester?
-Non, parce que nous, les garderies à 7 dollars mur à mur, on est pas convaincus que c'est la solution. Qu'en pense-tu, Cocotte: d'après toi, un système boiteux va-t-il l'être moins si on l'élargit? Tu vois, ma fille, ici au Québec, le gouvernement est sollicité pour TOUT. Si quelque chose ne fonctionne pas bien pour quelques-uns, au lieu de remettre en question le modèle, tu trouveras toujours des gens pour réclamer à cor et à cri qu'il faut généraliser l'aberration à toute la population.
Aussi, tu remarqueras que chez nous, les manifestations n'engagent pas grand-chose de la part de ceux qui la font. Ainsi, pendant que ta garderie est fermée pour permettre à ceux qui le jugent à-propos de manifester à Québec, ton papa, lui, se voit facturer une journée de garde quand même pour un service que tu ne recevras pas. Cette journée de garde imaginaire, elle, sera quand même soumise au paiement de la subvention gouvernementale pour les frais de garde que ta maman reçoit via sa déclaration de revenus.
Donc, concrètement, au Québec, le gouvernement finance ceux qui organisent des manifestations contre LUI. Si ce n'est pas de la bonne gouvernance, ça ma fille, c'est à tout le moins de la gouvernance bonasse..."
"Ce matin, Cocotte, on ne va pas à la garderie: elle est fermée à cause de Pauline. (Note: Cette affirmation de papa est totalement démagogique mais bon, c'est ce qui sera galvaudé dans les médias par les manifestants à Québec de toute façon.)
-Ah oui papa? Pis à cause de Jean Charest aussi, hein?
-Oui, Cocotte, à cause de Jean Charest aussi!" (Ça c'est ma fille!)
... Et la conversation aurait pu se poursuivre ainsi:
"Et nous, papa, on ne va pas manifester?
-Non, parce que nous, les garderies à 7 dollars mur à mur, on est pas convaincus que c'est la solution. Qu'en pense-tu, Cocotte: d'après toi, un système boiteux va-t-il l'être moins si on l'élargit? Tu vois, ma fille, ici au Québec, le gouvernement est sollicité pour TOUT. Si quelque chose ne fonctionne pas bien pour quelques-uns, au lieu de remettre en question le modèle, tu trouveras toujours des gens pour réclamer à cor et à cri qu'il faut généraliser l'aberration à toute la population.
Aussi, tu remarqueras que chez nous, les manifestations n'engagent pas grand-chose de la part de ceux qui la font. Ainsi, pendant que ta garderie est fermée pour permettre à ceux qui le jugent à-propos de manifester à Québec, ton papa, lui, se voit facturer une journée de garde quand même pour un service que tu ne recevras pas. Cette journée de garde imaginaire, elle, sera quand même soumise au paiement de la subvention gouvernementale pour les frais de garde que ta maman reçoit via sa déclaration de revenus.
Donc, concrètement, au Québec, le gouvernement finance ceux qui organisent des manifestations contre LUI. Si ce n'est pas de la bonne gouvernance, ça ma fille, c'est à tout le moins de la gouvernance bonasse..."
C'est que j'ai reçu cette note au bas du calendrier de février de la garderie:
* Vous êtes déjà au courant que la garderie sera fermée la journée du 12 février en raison de la manifestation à Québec dans le but d’obtenir nos places subventionnées. Ce n’est pas de gaieté de cœur que nous allons passer la majeure partie de notre journée à Québec à braver le froid pour tenter de convaincre la Ministre Marois. Ce geste, nous le faisons également pour vous (sic). C’est pourquoi cette journée est payable. Seuls les parents qui qui participeront à l’évènement seront exemptés de payer leur journée.
Concrètement, je suis donc obligé de participer à ce moyen de pression, soit en étant un bon parent et en me rendant à Québec pour manifester, soit en devant payer quand même la garderie pour des services que je ne reçois pas.
Dans le monde des garderies au Québec, l'expression "avoir le beurre et l'argent du beurre" est une réalité savamment mise en application.
Épilogue
Au fond, je ne paye pas tant que ça, étant donné que le gouvernement du Québec me rembourse via un crédit d'impôt environ les trois-quarts des frais de garderie, y compris cette journée payée sans que ma fille soit admise à la garderie.
Aujourd'hui, les garderies qui ont manifesté à Québec l'ont fait ENTIÈREMENT aux frais des usagers de leurs services et du gouvernement qui les financent. Entre ça et faire la révolution un verre de champagne à la main, il n'y a qu'un pas. C'est un peu comme si les étudiants, lors des manifestations de l'an dernier, avaient exigé du gouvernement la reconnaissance de la réussite des cours auxquels ils n'ont pas assisté du fait qu'ils étaient dans la rue à revendiquer.
Épilogue
Au fond, je ne paye pas tant que ça, étant donné que le gouvernement du Québec me rembourse via un crédit d'impôt environ les trois-quarts des frais de garderie, y compris cette journée payée sans que ma fille soit admise à la garderie.
Aujourd'hui, les garderies qui ont manifesté à Québec l'ont fait ENTIÈREMENT aux frais des usagers de leurs services et du gouvernement qui les financent. Entre ça et faire la révolution un verre de champagne à la main, il n'y a qu'un pas. C'est un peu comme si les étudiants, lors des manifestations de l'an dernier, avaient exigé du gouvernement la reconnaissance de la réussite des cours auxquels ils n'ont pas assisté du fait qu'ils étaient dans la rue à revendiquer.
Je vous lance un défi: trouvez-moi un autre endroit dans le monde qu'au Québec où le gouvernement finance avec des fonds publics des activités de mobilisation contre ses propres politiques.
C'est misérable de vouloir le beurre et l'argent du beurre et d'ainsi revendiquer publiquement quoi que ce soit en s'assurant de garder ses fesses bien confortablement installées dans la ouate, sans ne prendre aucun risque.
Only in Quebec.
jeudi 6 décembre 2012
Signes précurseurs (et fantaisistes) de la légalisation de la marijuana dans le Washington
J'ai de la boucane dans mes barniques
La langue me pique en tabarnique
La fumée me sort par les trous de nez
Comme par un tuyau de cheminée
La langue me pique en tabarnique
La fumée me sort par les trous de nez
Comme par un tuyau de cheminée
C'est à compter d'aujourd'hui 6 décembre 2012 que les citoyens de l'état de Washington peuvent joindre les paroles de cette chanson de Robert Charlebois (Ô cannabis) à l'acte, et ce en toute tranquilité d'esprit. En effet, cet état du nord-ouest américain va de l'avant avec la légalisation de la marijuana, décision entérinée par la population à l'issue d'un référendum tenu à l'occasion des élections du mois dernier. (http://www.radio-canada.ca/regions/colombie-britannique/2012/12/05/008-legalisation-marijuana-washington.shtml)
Personnellement, je suis on-ne-peut-plus d'accord avec ce choix collectif. Mais, ne vous méprenez pas sur les motifs de ma sympathie; le Centricois vous l'affirme solennellement: il n'a JAMAIS fumé de marijuana de toute sa vie.
Voilà un aveu qui risque de le desservir si jamais un jour il entretenait l'espoir d'occuper une fonction du service public. C'est que, entre vous et moi, dans un contexte - culturel? - où un homme qui a déjà avoué avoir consommé de la cocaïne alors qu'il occupait un poste de ministre peut se voir nommer Délégué général du Québec à New York, comment le nom d'un type qui n'a jamais fumé de mari pourrait-il seulement être envisager pour faire quoi que ce soit au service de l'État? Mais bon, ça, c'est un autre dossier...
Pour en revenir à la légalisation du pot dans l'état de Washington, je voudrais attirer votre attention sur une tranche de ma vie qui démontre hors de tout doute que cette révolution des moeurs était prédestinée à se produire dans ce coin de pays.
Adolescent, l'auteur de ces lignes a vécu un certain temps dans le nord de la Californie, où si vous préférez dans le mythique état de Jefferson*, une entité politique qui n'apparait pas sur les cartes, mais qui existe dans bien des coeurs et des esprits. (Il y a fort à parier que j'aborderai ici un jour le thème de l'état de Jefferson, que je trouve fascinant!) (http://en.wikipedia.org/wiki/Jefferson_(Pacific_state)
D'entrée de jeu, vivre son quotidien sur le territoire d'un état américain (le 51e) qui n'existe pas est une porte ouverte au préjugé qu'il faut vraiment en fumer du bon pour planer autant sur de telles chimères politiques.
Mais le potentiel de cabotinerie ne s'arrête pas là!
Là-bas, j'ai habité dans une toute petite et charmante communauté du nom de Seiad Valley. Au départ, le nom, qui origine d'une langue amérindienne, s'écrivait SCIAD. Mais, la petite histoire veut que le maître des postes de l'époque (autour de 1867), en rédigeant sa demande pour obtenir son tampon pour étamper les lettres, aurait rempli le formulaire négligemment, de sorte que la U.S. Postal Service a interprété qu'il s'agissait d'un E plutôt que d'un C et a émis l'objet orthographié SEIAD.
Ça explique pourquoi un nom écrit aussi bizarrement se prononce ainsi. Mais, ce que l'histoire n'explique pas en revanche, c'est ce que pouvait bien avoir mis le maître des postes dans ses muffins pour en arriver à écrire si mal, d'une part, et laisser passer une telle erreur pour la postérité par la suite.
Non, l'histoire ne dit pas pourquoi on a préféré changer le nom officiel de la communauté pour toujours plutôt que de faire changer le tampon erroné. Mais, cette erreur à saveur psychédélique, qui soit dit en passant est survenue dans une région où circulent également dans les forêts le mystérieux Bigfoot selon de nombreux témoignages (!), sert ici mon propos fantaisiste.
Et ça ne s'arrête pas là. La municipalité voisine où se trouve le high school régional où j'ai étudié est éthymologiquement parlant le siège même du bonheur: Happy Camp! Il me semble évident qu'en entendant ce nom, vous vous dites qu'Happy Camp est à coup sûr un hameau où l'herbe est plus verte qu'ailleurs!
Mais, d'autres habitants du comté de Siskiyou n'allaient se laisser impressionner par un tel hommage toponymique aux effets du tabac qui fait rire.
Ainsi, la région compte également le village de McCloud, sorte de croisement entre le résultat de la combustion de la substance (cloud = nuage) et le préfixe du fast food où le consommateur de cannabis assouvit son trip de bouffe a posteriori.
Puis, il y a cet autre lieu qui, lui, ne nécessite aucune mise en contexte. À quelques kilomètres de McCloud, le curieux trouvera également sur la carte le village de... Weed (littéralement «Herbe»)!
Enfin, il existe un dernier exemple délirant (mon préféré!) qui démontre avec toute la crédibilité du monde que les bâtisseurs du coin avaient tous les traits des précurseurs des acteurs actuels de la légalisation de la marijuana dans le Washington un peu plus au nord. Cet exemple, c'est celui de la capitale de l'état de Jefferson, à savoir la ville d'Yreka.
Comment Yreka - appellation originale et aventure de prononciation s'il en est une! - a-t-elle hérité de son nom pour le moins singulier? Voici l'anecdote: un jour, un étranger qui arrivait dans ce camp isolé et naissant vit l'enseigne d'une boulangerie-pâtisserie (en anglais BAKERY) qui trainait quelque part en attente d'être installée. Son point de vue faisait en sorte qu'il ne voyait pas le B et que les autres lettres lui apparaissaient à l'envers. Il figura donc que ce mot, YREKA, était le nom de l'endroit, ce qui plut aux autres hommes du camp qui l'utilisèrent par la suite!
... Ayoye! Avouez que vous êtes aussi impressionné que je le suis! Si après ça, vous n'êtes pas convaincu qu'il y a quelque chose dans l'air montagneux de l'ouest américain qui augmente la propension à vouloir légaliser la marijuana, j'abdicte à essayer de vous convaincre!
Cela dit - sérieusement cette fois - j'espère que cette initiative de l'état de Washington sera un succès, non pas que je sois un partisan de l'encouragement à la consommation de cannabis, mais je suis sans contredit pour la décriminalisatioin et pour la responsabilisation.
* * * * *
* La partie nord de la Californie – et le sud de l'Oregon – est connue sous le surnom de Jefferson State. C'est que les gens du nord de la Californie et du sud de l'Oregon se sont toujours sentis mal servis par Sacramento et Salem, alors était né un projet de sécession de la Californie pour créer un nouvel état: le Jefferson.
Pourquoi ça ne s'est pas fait? Au moment où on s'apprêtait à proclamer la naissance de ce nouvel état est survenu un évènement qui a tué le projet en attirant les efforts ailleurs: l'attaque de Pearl Harbor.
On voit le drapeau de Jefferson State flotter à l'occasion dans cette région.
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